Mon coup de cœur en deux semaines de découvertes à travers Bangkok, Chiang Mai, Phuket et les plages du sud… Voici mon carnet de bord entre tradition et dépaysement.
Avant de vous embarquer dans ce récit, je voulais vous donner un peu de contexte : pour célébrer mes 30 ans — et l’anniversaire de mon amie Maëlys — nous avons décidé de nous offrir un cadeau un peu fou : deux semaines en Thaïlande. Quelques amis se sont joints à nous, et après plusieurs mois de préparation (billets réservés, itinéraire ficelé…), nous voilà cinq, prêts pour l’aventure.
Nous avons commencé à organiser ce voyage 6 à 7 mois à l’avance : billets d’avion réservés en novembre 2024, puis logements « bookés » en février 2025 — soit 2 à 3 mois avant le départ. À ce moment-là, il était encore assez facile de trouver des hébergements abordables et bien situés.
Ce que vous trouverez dans cet article :
- Mon itinéraire détaillé jour par jour (Bangkok, Chiang Mai, Phuket, Koh Phi Phi, Krabi)
- Les activités que nous avons adorées (et celles que vous pouvez éviter)
- Les budgets réels dépensés sur place (par personne)
- Des conseils pratiques : transports, logements, météo, change, culture, erreurs à éviter…
- Et bien sûr, mes coups de cœur personnels ❤️
Mon itinéraire en bref (La Thaïlande Nord & Sud)

Vue d’ensemble de l’itinéraire :
Paris ✈ Bangkok ✈ Chiang Mai ✈ Phuket → Koh Phi Phi (ferry) → Ao Nang / Krabi (ferry) ✈ Bangkok ✈ Paris
- 2 nuits à Bangkok
- 3 nuits à Chiang Mai
- 1 nuit à Phuket
- 3 nuits à Koh Phi Phi (île)
- 4 nuits à Ao Nang (province de Krabi)
- Puis, retour à Bangkok (1 nuit)
Distance totale parcourue : environ 3 400 km à l’intérieur du pays
Moyens de transport principaux : avion, ferry, taxi/grab/songthaew, tuk-tuk.
Lien d’accès rapide à chaque partie du voyage
Bangkok — du 29/04 au 01/05 (avril – mai)
Moyen de transport Vol PARIS – BANGKOK (aller) |
360 € pp* |
Moyen de transport Taxi – Aéroport vers la ville (Train + métro) |
2.12 € pp |
Logement Hôtel « MetroPoint Bangkok » (petit budget) |
15 € (7.5 €/nuit/pp) |
Activité Musée à ciel ouvert « Ancient city » |
21 € pp |
Moyen de transport Taxi vers / depuis « Ancient City » en taxi |
5,7 € pp |
Moyen de transport Bateau sur les Khlongs |
18 € pp (négocié) |
Moyen de transport Tuk-Tuk x2 trajets (2×2 tuk-tuk) |
4 € pp |
Moyen de transport Ferry de la rivière « Chao Phraya » |
0.13 € pp |
Moyen de transport Taxi – Ville vers l’aéroport BKK |
5,2 € pp |
Moyen de transport Autres trajets en taxi (van) |
6,4 € pp Compter entre 1 et 3 € pour les trajets pp |
Total Hors frais de vie / achats perso |
77,55 € (vol non-inclu) |
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Tableau 1 : récapitulatif de mes principales dépenses à Bangkok
Jour 1
Tout commence après un long voyage avec Austrian Airlines depuis Paris : un premier vol de 1h55, suivi d’une correspondance un peu sportive de 1h25 à Vienne, puis d’un vol final de 10h15 en direction de Bangkok. La compagnie était très correcte et l’ensemble du trajet s’est très bien déroulé. Une fois arrivés, fatigués mais enthousiastes, nous avons lancé notre périple par une étape essentielle : échanger un peu de monnaie à l’aéroport, histoire d’être tranquilles pour les premières dépenses (j’ai changé environ 50 € pour 1 700 – 1 900 ฿1, largement suffisant pour démarrer).
Petit conseil : attention à ne pas tout échanger à l’aéroport, où les taux sont souvent moins avantageux. Il vaut mieux privilégier les bureaux de change locaux, soit dans votre pays d’origine (si vous avez le temps), soit une fois sur place, dans des zones plus locales.
Premiers pas dans la ville
Le trajet jusqu’au centre-ville se fait facilement en train, puis en métro. Rien de très compliqué, surtout avec Google Maps pour nous guider, mais un petit coup de pouce local a été le bienvenu : un Thaïlandais posté près des machines à l’aéroport nous a gentiment expliqué comment acheter les billets (45 ฿ / pp) via les machines automatiques. Surprise : le ticket était en réalité un jeton en plastique ! Une petite touche ludique pour commencer l’aventure.

La liaison avec le métro s’est faite naturellement, nous avons pu prendre nos billets nous-mêmes via le distributeur automatique (35 ฿ / pp). Dehors, nous entendons l’orage gronder, avec quelques éclairs et une fine pluie, mais rien d’inquiétant. Nous avons pu continuer notre chemin à pieds jusqu’à l’hôtel (le « MetroPoint Bangkok »2, un hôtel petit budget) , en marchant le long de la route, bruyante de voitures et de motos. Une fois arrivés à l’hôtel et installés, pas question de traîner : direction le 7-Eleven (« Seven Eleven », un supermarché emblématique de l’Asie du Sud-Est) pour faire nos premiers repérages. En quelques minutes à pied, nous trouvons notre premier magasin… il y en avait au moins trois dans la même rue (y aurait-il plus de 7-Eleven en Thaïlande que de boulangeries en France ?) ! Parfait pour acheter de l’eau, quelques snacks à tester, et observer un peu l’ambiance locale.
C’est là que nous faisons notre première dégustation de mangues : j’opte pour une mangue verte achetée au supermarché alors que Flora se laisse tenter par une mangue jaune fraîchement coupée par un vendeur ambulant. Résultat ? Grosse découverte : la mangue verte, croquante et acidulée, est bien loin des mangues sucrées que l’on connaît — à réserver aux amateurs de saveurs un peu piquantes (je vous avoue que pour ma part, j’ai été déçue…) ! Si vous cherchez quelque chose de plus doux, sucré et juteux, mieux vaut opter pour la mangue jaune. D’ailleurs, les vendeurs de rue sont non seulement très abordables, mais leurs fruits sont souvent bien meilleurs que ceux vendus en magasin, n’hésitez plus lors d’une envie de fruits frais !
Petit conseil – fruits frais en Thaïlande : en Thaïlande, les fruits sont délicieux, variés et très accessibles — surtout dans la rue ! Pour les amateurs de saveurs sucrées, misez sur la mangue jaune, le fruit du dragon (pitaya), la pastèque ou la papaye. Si vous préférez les goûts plus acidulés et surprenants, testez la mangue verte, l’ananas local ou même le tamarin. Dans tous les cas, vous pouvez faire confiance aux vendeurs de rue : leurs fruits sont souvent plus mûrs, plus savoureux… et bien moins chers qu’en supermarché !
En soirée : un rooftop avec vue sur la ville
Après une petite sieste réparatrice, nous décidons de marquer le coup avec un rooftop (= toit aménagé en plein air) pour admirer le panorama nocturne de Bangkok (ou « skyline »). On choisit le Above Eleven3, un bar restaurant péruvien, perché en hauteur, avec une vue spectaculaire sur la ville. Ambiance chic mais détendue (« casual chic »), jolis cocktails, tapas délicieuses, et mention spéciale pour le guacamole préparé sous nos yeux (j’ai failli applaudir), un vrai régal. Nous avons réservé facilement en ligne, ce qui est vivement recommandé même si lors de notre passage, il n’y avait pas beaucoup de monde, rendant l’expérience d’autant plus agréable. Pour s’y rendre, on réserve un taxi via l’application Grab4 (le Uber local), très pratique et fiable. Et avant de partir petite pause photo oblige (comme celle-ci, juste en dessous) histoire d’immortaliser ce moment magique (ce n’est pas tous les jours que l’on voit autant d’immeubles de cette taille !).
Petit conseil – « Grab » (le « Uber » en Thaïlande) : L’application Grab fonctionne un peu comme Uber — tu commandes ta course directement via ton smartphone, en choisissant ta destination. Le paiement peut se faire soit en espèces, soit par carte bancaire enregistrée dans l’application, ce qui est très pratique. Pas besoin de parler thaï pour réserver un trajet, l’appli est en anglais et affiche les prix avant la course, donc tu sais exactement ce que tu vas payer. C’est idéal pour éviter les mauvaises surprises.

La soirée continue : Jodd Fairs by night (marché nocturne)
Pour terminer la soirée, on prend la route, à pied, et on s’égare dans les rues animées de Bangkok direction le Jodd Fairs Night Market, une véritable petite caverne d’Ali Baba de la street-food moderne (= cuisine de rue). Ambiance festive, musique, lumières colorées, et une foule plutôt jeune et dynamique : l’endroit est vivant, animé et terriblement gourmand !
Plutôt que de nous installer dans un restaurant, on préfère goûter directement aux nombreux stands de nourriture, où le choix est tellement vaste qu’il est difficile de se décider. On y trouve par exemple :
🥢Salé
- Brochettes grillées (poulet, porc, bœuf)
- Pad thaï
- Soupe épicée aux os de porc (Leng Saeb)
- Salade de crevettes vivantes (impressionnant pour les non-habitués ..!)
- Insectes frits (grillons, vers de soie, etc.)
🍬 Sucré
- Mango sticky rice (riz gluant à la mangue)
- Smoothie de fruits frais (mangue ++)
- Snacks aux saveurs locales : thé thaï, mangue, noix de coco

Au final, nous n’avons pas vraiment mangé de plat salé… les tapas ont largement suffi. Pour le dessert, notre décision est prise d’avance : nous nous sommes rués sur les smoothies de mangue fraîche, ultra rafraîchissants après une journée bien chargée. D’ailleurs, convaincue par son premier achat, Flora remet ça : elle rachète de la mangue fraîche à emporter à l’hôtel — et elle a bien fait ! Autant dire que nous terminons la soirée le ventre plein et les papilles ravies.
Petit conseil – hygiène : emportez des lingettes ou du gel hydroalcoolique, il n’y a pas toujours de point d’eau à proximité des stands de street food.
Après un dernier tour dans le marché qui sert de petite balade digestive, nous rentrons à l’hôtel via Grab, fatigués mais heureux. Bangkok nous a parfaitement accueillis, et ce n’est que le début de l’aventure.
Jour 2
Réveil matinal à Bangkok, sous une chaleur déjà bien installée : 33 °C à l’ombre. Pour bien démarrer la journée, pas besoin d’aller bien loin : juste en face de l’hôtel, se trouve un Punthai Coffee5, un petit café local parfait pour une pause fraîcheur.
Fidèle à mon statut d’Européenne pas habituée à 33 °C dès 9h du matin, j’ai naturellement opté pour un iced coffee. Et je n’ai pas été déçue : le café était bon, rafraîchissant, et servi rapidement. D’ailleurs, Punthai Coffee est une chaîne thaïlandaise de cafés, que l’on retrouve un peu partout dans le pays, et que je valide sans hésitation pour un bon café sur le pouce !
☕️ Petite astuce : ici, le sucre est souvent ajouté automatiquement aux boissons, même dans celles que l’on considère comme « simples ». Si vous préférez votre café sans sucre, pensez bien à demander « no sugar » (ou « mai sai nam tan » en thaï, pour les plus motivés) au moment de commander !
The Mall Lifestore : shopping et street food
Après la pause café, nous avons pris la route à la recherche d’un endroit où échanger nos euros contre des bahts. Une première tentative dans une boutique de bijoux s’est soldée par un échec, mais les vendeuses nous ont gentiment orientés vers un centre commercial. Nous prenons donc la direction du The Mall Lifestore6 (quartier Bangkapi, à l’est de Bangkok), un immense centre commercial à l’américaine, climatisé, parfait pour fuir la chaleur qui devient étouffante à ce moment de la journée. À notre grande surprise, on découvre un food court façon street food indoor (=stands de cuisine de rue mais à l’intérieur) : des dizaines de stands, des odeurs appétissantes, et une belle variété de plats locaux. Qui penserait encore à échanger son argent face à un tel spectacle culinaire ? Nos plans initiaux s’envolent aussitôt : place à la découverte gustative. Après un long moment d’hésitation (le choix est compliqué quand tout a l’air bon), j’opte pour des boulettes de viande faites maison — simples, savoureuses et bien relevées. Roksana quant à elle, se met à tester le Mango Sticky Rice (=riz sucré à la mangue et crème de coco), un plat certes sucré, mais tellement bon !
Après cette pause gustative, passage stratégique par le bureau de change SuperRich 19657 (l’un des bureaux de change avec les meilleurs taux de la ville !) situé à l’étage “Services / Banque / Change” du centre. J’y ai échangé un peu plus de 200 € (7 000 – 7 500 ฿), ce qui m’a presque suffi pour tout le voyage (il m’a fallu retirer une cinquantaine d’euros supplémentaires plus tard, dans une partie un peu moins développée de la Thaïlande). Avec le recul, c’était une excellente décision, car nous n’avons jamais retrouvé un taux de change aussi avantageux dans le reste du pays.
Petite astuce : privilégiez les bureaux de change situés dans les grandes villes et dans des endroits qui accueillent beaucoup de personnes (éviter les bureaux situés sur des îles, par exemple). Evitez également de retirer de l’argent en distributeur si vous pouvez l’éviter — frais élevés + taux moins avantageux que les bureaux de change.
À la découverte d’Ancient Siam
L’après-midi, nous avons mis le cap sur un lieu un peu hors des sentiers battus, mais absolument magique : Ancient Siam, aussi appelé Ancient City8. Ce parc culturel immense, conçu en forme de carte géante de la Thaïlande, regroupe des reproductions fidèles ou réinterprétées de temples, palais et monuments emblématiques du pays. C’est une sorte de Thaïlande miniature à ciel ouvert, parfaite pour découvrir la richesse du patrimoine sans avoir à traverser tout le pays.
L’accès se fait essentiellement en voiture (ou en taxi/grab, comme nous) car le site est assez excentré du centre de Bangkok – mais le trajet en vaut largement la peine.
Petite astuce : n’hésitez pas à vous arranger avec votre taxi / chauffeur Grab afin qu’il puisse vous récupérer à la fin de la visite – deux à trois heures sur place suffisent (il/elle vous le proposera très certainement d’emblée). Le lieu étant assez éloigné de la ville, vous pourriez vous trouver embêté pour trouver un taxi de retour.
Une fois sur place, deux options s’offrent à vous pour explorer ce vaste domaine : le vélo ou la voiturette de golf (?!!). Les avis sont partagés : Flora et F veulent tester le vélo, mais avec la chaleur écrasante, l’idée de pédaler sous 35°C ne fait pas vraiment rêver. De mon côté, je tranche vite pour l’option confort : la voiturette de golf avec Maëlys et Roksana. Et c’est là que les choses ont pris un tournant… littéralement ! On m’a confié le volant — sans permis (🙈). Heureusement, la voiturette avançait à la vitesse d’une tortue en balade, mais entre les virages et le sens de circulation pas toujours clair (pas évident de s’y retrouver quand on n’a pas l’habitude de conduire là-bas), on s’est offert de sacrés fous rires !
Spoiler : oui, j’ai conduit à contresens. Plusieurs fois. Et personne n’est mort.
Verdict : une excellente expérience.
Malgré le chaos de la voiturette de golf, le lieu est calme, verdoyant, apaisant, et surtout visuellement bluffant. Chaque structure a son propre style, et certains temples impressionnent vraiment par leur échelle et la finesse de leurs détails. Si vous cherchez une activité hors du centre de Bangkok, mêlant culture, nature et fun, on recommande chaudement cette visite. C’est un parfait mélange entre découverte culturelle, balade tranquille, et bons fous rires entre amis (j’imagine qu’en vélo cela doit être sympa aussi).
Une fois la voiturette garée pour la dernière fois, nous prenons le temps de faire une pause gourmande dans la boutique de souvenirs (soda Lychee pour ma part) -> à tester) et nous commandons un Grab pour repartir en ville.

Palais Royal… ou pas ?
Après notre escapade à Ancient Siam, nous souhaitons revenir dans le centre de Bangkok pour visiter l’un des sites incontournables : le Palais Royal9. Ce que nous ne savons pas, c’est que les portes ferment à 15h30, et nous sommes arrivés… un peu trop tard. Tant pis pour le plan initial, il fallait trouver autre chose à visiter.
Petite information #1 – Horaires des temples & du Palais Royal : La plupart des temples et monuments religieux à Bangkok — y compris le Palais Royal — ouvrent tous les jours entre 8h30 et 15h30/16h. Il est fortement recommandé d’arriver en matinée, surtout pour les lieux très touristiques comme le Palais Royal ou le Wat Pho10, car la chaleur monte vite et les foules aussi. Pour entrer sur site, votre tenue doit obligatoirement couvrir épaules et jambes.
Alors que nous errons tranquillement dans le parc situé en face du palais (Sanam Luang11) à nous demander ce que nous allions bien pouvoir faire, nous avons rencontré un Thaïlandais très sympathique qui est resté un moment avec nous pour nous aider à trouver une autre activité. Au final, il nous a suggéré une alternative idéale pour la fin de journée : une balade en bateau sur le fleuve Chao Phraya12, au départ de l’un des quais proches (comme Tha Tien Pier), traversant la rivière jusqu’au Wat Arun13, un temple bouddhiste majestueux dont les flèches sont décorées de porcelaine colorée, le tout pile pour le coucher du soleil. Franchement ? Cela semblait comme la meilleure idée de la journée.
Bateau sur les canaux de Bangkok (les Khlongs14)
Ni une, ni deux, nous grimpons dans deux des tuk-tuks15 garés en bord de route, pendant que notre nouvel ami thaïlandais nous négocie un prix raisonnable pour la course. Quelques minutes plus tard, nous arrivons à un petit embarcadère local, qu’il nous avait recommandé pour rejoindre un bateau.
Sur place, il faut négocier à nouveau le prix des billets — comme souvent dans ce genre d’endroits touristiques. Le tarif est relativement élevé pour la Thaïlande : environ 18 € par personne (le prix normal d’un tour sur les khlongs est de 100 à 400 ฿/pers. Si on vous demande 600-700 ฿ (18 €), c’est cher mais négociable.). Mais on s’est laissé tenter, et on a bien fait. Nous avons embarqué à bord d’un bateau longtail traditionnel, pour une balade paisible sur les khlongs — ces canaux qui sillonnent les quartiers plus anciens et moins touristiques de Bangkok.
Ce fut un vrai moment de calme, à mille lieues de l’agitation du centre-ville. On y découvre un autre visage de Bangkok, plus intime, plus authentique : des maisons sur pilotis, des enfants jouant au bord de l’eau, des habitants qui pêchent ou lavent leur linge… Une tranche de vie locale à ne surtout pas manquer si vous voulez sortir un peu des circuits classiques.
À l’arrivée, Wat Arun nous attendait, majestueux, baigné dans la lumière dorée du soleil couchant. Malheureusement, là encore, nous sommes arrivés un peu trop tard : le site venait de fermer ses portes (à ce stade, on va finir par créer un guide : “Les plus beaux temples… vus de l’extérieur. »). Fermé. Encore. Mais honnêtement : avec ce coucher de soleil et Wat Arun devant nous, on ne peut même pas râler. Les flèches blanches du temple scintillent dans la lumière rasante, et l’ambiance paisible du lieu compense largement notre léger retard.

Nous avons ensuite traversé le fleuve pour rejoindre l’autre rive (difficile de faire autrement), à bord d’un ferry local. Probablement le ferry le moins cher du monde : 5 ฿ par personne (soit environ 13 centimes d’euro !) pour quelques minutes de traversée. Et pourtant, c’était l’une des expériences les plus simples et charmantes du séjour : un petit moment suspendu sur le Chao Phraya, entourés de locaux en pleine routine du soir, avec le temple derrière nous et la ville qui s’illuminait peu à peu.
Petite information #2 – bateaux-navettes : Pour rejoindre Wat Arun depuis l’autre rive et vice-versa (notamment depuis le Wat Pho), vous pouvez emprunter un bateau-navette local au départ du Tha Tien Pier16 :
- Prix : seulement 5 à 10 ฿ (0,15 à 0,30 €) par personne.
- Service quotidien de 6h à 20h, avec des départs toutes les quelques minutes.
- Conseil : faites la traversée en fin de journée pour profiter du coucher de soleil sur le temple, un moment vraiment magique… pour presque rien.
Dernier stop : Chinatown et son night market
Pour clôturer cette journée bien remplie, nous avons mis le cap sur le Chinatown Night Market, l’un des quartiers les plus animés de Bangkok une fois la nuit tombée. Nous avons opté, une nouvelle fois, pour un tuk-tuk – clairement la bonne décision : les rues sont bondées, et la circulation quasiment à l’arrêt pour les voitures. Grâce à notre chauffeur, qui slalomait habilement entre les files, on a gagné un temps précieux (et quelques frayeurs au passage !). Nous étions répartis dans deux tuk-tuks pour cinq : à chaque fois que nos chemins se croisaient, on se lançait des signes de victoire, un vrai Mario Kart version thaï.

Sur place, c’est un choc sensoriel total : lumières criardes, effluves de street food, klaxons, conversations en cascade, stands à perte de vue… Le tout dans un joyeux chaos organisé, typique de Chinatown. L’ambiance est unique, presque électrique.
Nous nous arrêtons dans un petit restaurant local pour goûter notre tout premier pad thaï du séjour — et certainement pas le dernier. Un vrai régal, simple et savoureux, comme tout ce que nous avons goûté jusqu’à maintenant en Thaïlande. Puis, tradition oblige, fait un dernier détour pour acheter… des mangues (on commence sérieusement à se demander si la mangue ne va pas finir par sponsoriser notre voyage).
Nous rentrons ensuite, fatigués mais satisfaits de notre journée. Il est 22 h 30, nous allons nous coucher, impatients de découvrir ce que la suite du voyage va nous réserver.
Chiang Mai — du 01/05 au 04/05 (mai)
Moyen de transport Vol BANGKOK – CHIANG MAI (aller) |
23 € pp* |
Moyen de transport Taxi – Aéroport vers le centre-ville |
2.09 € pp |
Logement AirBnb « Three Birds villa » (Villa complète – 6 personnes) |
57 € (19 €/nuit/pp) Attention, la villa est à louer en entier. |
Moyen de transport Taxi – Ville jusqu’au Wat Phra That Doi Suthep (A/R) |
4,18 € pp |
Activité Activité à Mae Wang (transport + repas inclus) |
51,44 € pp |
Activité Funiculaire + Frais d’entrée au temple Wat Phra That Doi Suthep |
1,31 € pp |
Moyen de transport Taxi – Ville vers l’aéroport |
2,4 € pp |
Total Hors frais de vie / achats perso |
142,23 € (vol inclu) |
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Tableau 2 : récapitulatif de mes principales dépenses à Chiang Mai
Jour 3
Après ces deux jours intenses à Bangkok, il est temps de lever le camp direction Chiang Mai, au Nord : la cité des montagnes et des temples dorés.
Levés aux aurores (et déjà bien excités), on monte dans notre van réservé pour 6 h 30 du matin afin de rejoindre l’aéroport international Suvarnabhumi, situé à environ 30 à 40 minutes de route selon le trafic. Ce matin-là, le thermomètre affichait 26 °C, une fine pluie tombait, et nous nous demandions déjà quel temps nous attendrait à Chiang Mai. Une fois arrivés au terminal, direction le comptoir d’embarquement pour notre vol interne VietJet Air, prévu pour durer 1 h 25. Mais avant tout… petit craquage matinal devant les vitrines des pâtisseries : difficile de résister à l’appel du petit-déj quand tout semble aussi appétissant (je n’afficherai que la commande honteuse de Roksana : un sandwich dans un croissant…) !
Pendant que l’avion embarque ses passagers, un autre petit « craquage bien-être » s’impose : l’idée d’un hair spa flottait dans l’air. En scrutant les environs de notre futur quartier sur la carte, on repère de nombreux centres de massage, et le Daydream Hair Spa17 nous interpelle. Ni une ni deux, on dégaine Instagram et on envoie un message… réponse : ils peuvent nous prendre tous les cinq. Oui, même F — avec son crane chauve (ne posez pas de questions, lui aussi a le droit d’être chouchouté !).
Astuce transport : Vous pouvez aussi rejoindre Chiang Mai en train de nuit depuis Bangkok (au départ de Hua Lamphong18 ou Bang Sue Grand Station19 via la State Railway of Thailand) — une option plus lente, mais pleine de charme.
⚠️ Attention toutefois : la réservation de cabines privées « Instagrammables » est presque impossible (à faire très tôt à un horaire donné, ou via des agences à prix majoré). Mieux vaut réserver très en avance.
Si vous choisissez l’avion, pensez à vérifier les restrictions bagages (poids & dimensions), notamment avec VietJet Air, AirAsia ou Nok Air, qui appliquent des limites plus strictes que les vols internationaux.
Arrivée à Chiang Mai : premier snack et découverte du quartier
Une fois à l’aéroport de Chiang Mai, un petit stop bien mérité pour un snack / petit-déj sur le pouce s’impose. Pour moi, ce fut le classique sandwich aux œufs, simple mais délicieux (on ne juge pas, c’est une valeur sûre).
On reprend ensuite un taxi vers le centre-ville, en direction de notre logement : la BirdsVilla20, située dans le quartier de Chang Khlan, à quelques pas de l’animation sans être en plein dedans. Il était encore trop tôt pour le check-in, alors on a décidé d’explorer les environs à la recherche d’un endroit sympa pour déjeuner.
Il faisait beau (32 °C), le quartier était calme, et la plupart des restaurants étaient encore vides à cette heure-là (12 h 00). Finalement, nous avons trouvé un petit resto local accueillant, parfait pour poser nos valises (et nos estomacs). Certains ont opté pour un bon déjeuner complet, tandis que de mon côté, c’était ambiance décontractée : une Leo bien fraîche (bière locale très populaire) et un riz frit aux légumes (tout ça après mon sandwich… j’ai eu les yeux plus gros que le ventre).
Après-midi détente et cocooning capillaire
Une fois à la BirdsVilla, c’est le moment de prendre possession des lieux, de lancer une lessive, de profiter d’une douche et, pour les plus sages, d’une sieste bien méritée avant notre début de soirée au Daydream Hair Spa.
C’est le coup de cœur immédiat pour cet endroit, le lieu n’a pas déçu : massages crâniens, soins profonds, ambiance relaxante, le tout avec une équipe aux petits soins. Résultat : des cheveux sublimes — même F, notre ami sans cheveux est ressorti tout détendu (le crâne bien propre). D’ailleurs, j’ai adoré le soin au collagène qui a littéralement transformé ma chevelure. Je me suis noté de repasser au salon avant le départ pour en acheter un pot.
Info / avertissement « Daydream hair spa » : il semblerait d’expérience que le Daydream Hair Spa soit spécialisé dans les soins pour cheveux lisses ou ondulés et peut ne pas convenir aux cheveux afro ou très frisés.
Petit conseil massage thaï : Les centres de massage traditionnels sont très répandus à Chiang Mai, souvent à chaque coin de rue dans les quartiers touristiques. Les prix sont très abordables : comptez environ 5 à 10 € (180 à 400 ฿) pour un massage thaï classique d’une heure, un peu moins pour un massage des pieds ou à l’huile. C’est une expérience à ne pas manquer pour se détendre après une journée de visites !
Soirée au Pavillon Night Bazaar & au Ploen Rudee Market
Juste après les soins, on part à pied vers le Pavillon Night Bazaar21, tout près de notre villa — un vrai changement de rythme comparé à Bangkok, où tout nécessitait un trajet en voiture ou métro.
Le Pavillon Night Bazaar, c’est un marché nocturne plus ou moins couvert, très bien organisé, où l’on trouve principalement de la street food variée, des souvenirs artisanaux, des vêtements, et une ambiance beaucoup plus détendue que dans les marchés de nuit classiques.

On choisit nos plats (pour ma part, des brochettes de viande accompagnées de riz blanc), et on s’installe ensuite dans une grande salle commune, décorée façon disco, avec des lumières colorées et un musicien live qui reprenait des classiques internationaux — ambiance détendue, sourires aux lèvres : un vrai moment agréable passé tous les cinq.
Une fois repus, nous avons continué la soirée en marchant le long des routes bordées de stands (la rue entière / voire le quartier est un marché nocturne !) vers le Anusarn Market22, situé juste à côté, mais encore plus grand et plus animé. On y trouve une immense variété d’objets, de vêtements, d’accessoires et de créations artisanales. C’est ici que j’ai fini par craquer : une robe longue (très fluide et colorée à 10 € / 380 ฿ environ sur un prix négocié) et une housse de passeport personnalisée (env. 1 à 2 € / 35 – 70 ฿), que j’ai faite graver sur place. L’ambiance est tellement décontractée, que nous y restons jusqu’à 23 h 00 – 00 h 00.
Astuce sur les marchés nocturnes et spécialités de Chiang Mai : les marchés nocturnes de Chiang Mai ouvrent généralement à partir de 18h jusqu’à minuit. Arriver tôt permet de profiter pleinement de l’ambiance animée et de la grande variété de stands. Profitez-en pour goûter aux spécialités locales incontournables : le Khao Soi (curry de nouilles au lait de coco – coup de coeur personnel !), la saucisse Sai Oua épicée, les brochettes de porc grillées Moo Ping, et en dessert, le fameux Roti (crêpe fine, garnie de banane, chocolat, etc…).
À noter : il y a de nombreux stands dans ce marché qui proposent des objets personnalisés (porte-clés, pochettes, carnets, etc.), parfaits pour des souvenirs uniques et utiles à rapporter.

Avant de rentrer, dernier arrêt quasi incontournable : le 7-Eleven du coin. Que ce soit pour une bouteille d’eau, un snack de minuit ou un petit déjeuner anticipé, ce lieu devient rapidement un rituel. Et ce soir-là, alors que certains ont eu les yeux rivés sur les pots géants de Ya Dom (ou Ya Dum), j’ai craqué pour un… layer cake multicolore au format bento cake23. Oui, un gâteau entier. Pourquoi pas ?
Petite information – Ya Dom (inhalateur thaïlandais) : Le Ya Dom est un petit inhalateur traditionnel en pot vert, contenant un mélange d’huiles essentielles (menthe, eucalyptus, camphre…). Il sert à :
- Dégager les voies respiratoires
- Soulager maux de tête et nausées (mal des transports ++)
- Apporter une sensation de fraîcheur instantanée
Facile à utiliser : approchez simplement le pot près du nez et inspirez profondément. Très courant en Thaïlande, c’est un allié pratique contre la chaleur et la fatigue du voyage.
On est rentrés à la villa, le ventre plein, les cheveux brillants et l’esprit léger. Il est une heure du matin, l’heure parfaite pour se glisser sous les draps avec une seule certitude : Chiang Mai, tu nous as déjà conquis.
Jour 4
Nous nous réveillons tranquillement vers 9h30-10h00. Après un café accompagné de quelques gourmandises dénichées au 7-Eleven, (comme ce layer cake que j’ai eu du mal à finir), nous décidons de consacrer la matinée à la découverte du fameux Wat Phra That Doi Suthep24, le temple des 300 marches. Pour y arriver, on choisit d’entamer un petit bout de chemin à pieds vers la montagne et de nous accorder un arrêt gourmand dans un restaurant sur la route. Grosse erreur, la chaleur est écrasante : près de 37 °C au soleil, humidité maximum, quasi pas d’ombre… Dès les premiers pas, on comprend que ce n’est franchement pas la meilleure idée !

Heureusement, notre persévérance nous mène jusqu’au charmant Fahtara Coffee25, situé sur Wiang Kaew Road au cœur du quartier Sri Poom (le restaurant propose d’excellentes formules « breakfast »). J’opte pour un iced lemon coffee, un mélange absolument rafraîchissant (et surprenant !), suivi d’un plat à base de pita garnie d’épinards à la crème et que j’ai littéralement dévoré. Tout était délicieux : Roksana a d’ailleurs annoncé avoir goûté à sa meilleure tisane dans ce restaurant.
Petit conseil – Déplacement au soleil : si besoin d’effectuer un déplacement à pieds, emportez de l’eau et évitez la marche directe en plein soleil entre 11h et 15h.
Après cette pause salvatrice, (évidemment) on ne repart pas à pieds: on commande un Grab — ici souvent un songthaew rouge26 (camionnette ouverte à bancs, appelée aussi Rot Daeng), typique de la ville. Ce moyen de transport, qui aussi peut être partagé avec d’autres voyageurs, nous a conduit au pied des fameuses 300 marches. Après avoir convenu que le chauffeur nous attendrait au pied du temple au même prix qu’à l’aller, nous nous sommes élancés vers le funiculaire..
Sur place, on fait deux groupes : Flora et F, les plus courageux, ont gravi les marches à pieds, décorées de magnifiques nagas27 (serpents mythiques), tandis nous autres — Roksana, Maëlys et moi — avons emprunté le funiculaire pour accéder au sommet (nous avions déjà eu la leçon plus tôt). Arrivés en haut, on est accueillis par une atmosphère empreinte de spiritualité : le temple central révèle un impressionnant chedi doré28 (stupa), entouré de petits sanctuaires, jardins et statues, dont l’éléphant blanc légendaire. Tout autour, la terrasse offre une vue dégagée sur la ville, avec une ambiance à la fois paisible et empreinte de ferveur. Les fidèles déposent fleurs, encens et offrandes, et l’on perçoit le calme des lieux.

Info pratique – Wat Phra That Doi Suthep (Chiang Mai)
- Horaires d’ouverture : tous les jours de 6h00 à 20h00 (dernière entrée à 19h30) – A garder en tête qu’il est également possible que les lieux ferment plus tôt, vers 18h00.
- Tarif d’entrée : environ 80ct à 1,3€ (30-50 ฿) par personne (tarif touristique standard).
- Accès : le temple est perché sur une colline, accessible par un escalier de 306 marches décoré de nagas ou via un funiculaire (coût environ 20 ฿).
- À noter : ces horaires sont différents de ceux de nombreux temples à Bangkok, qui ferment généralement vers 15h30-16h00.
Information – Visite de temples et autres lieux sacrés en Thaïlande : pour visiter un temple en Thaïlande, il faut absolument avoir les épaules et les genoux couverts, et retirer ses chaussures avant d’entrer – des pantalons vous sont gratuitement prêtés à l’entrée de tout lieux sacré. On reste discret, on évite de toucher les moines ou les statues de Bouddha. Les offrandes (encens, fleurs) se déposent dans les endroits prévus. Il est conseillé de demander la permission avant de prendre des photos, et de, bien entendu, bannir les poses / selfies irrespectueux.

Après avoir admiré les lieux depuis le sommet, les fameuses marches ne nous semblaient finalement plus si impressionnantes. On marque une petite pause photo au milieu des jolies banderoles colorées (drapeaux bouddhiques / de prière) entre amis avant de redescendre les marches à pieds pour retrouver notre chauffeur. Sur le chemin du retour, on fait quelques achats : une mangue fraîche (classique, vous n’êtes plus trop surpris à ce stade, non?) et un bol de méditation pour F. Enfin… “acheter” est un grand mot : disons plutôt qu’après quinze minutes de persuasion, la vendeuse a fini par méditer sur son prix (une petite fortune : environ 50 € / 1 800 ฿)), et F sur la solidité de sa volonté. Spoiler : il a perdu.
Petit conseil : attention aux vendeurs sur place qui peuvent facilement vous pousser à réaliser un achat non souhaité.
On retrouve notre taxi atypique et on repart vers la ville. Une fois arrivés à la villa, c’est pause goûter et détente (avec F qui teste son nouveau bol de méditation — il faut bien le rentabiliser). Puis, on va prendre un verre dans un bar local presque désert — prix moyen des cocktails : 3-5 € (100 à 200 ฿), profitant du calme (interdiction de rester inactif à Chiang Mai !). Ensuite, on file au marché nocturne pour acheter de quoi dîner tranquillement à la villa. Pour ma part, j’ai pris des Gyozas et un Roti banane/chocolat qui m’ont régalée, alors que Maëlys en profitait pour tester le « bucket » de poulet du McDonald’s local (étonnamment similaire à celui de KFC, mais en beaucoup plus grand).
Petit conseil sanitaire – Marchés nocturnes : Si vous achetez à emporter, privilégiez les stands où les plats sont préparés à la commande et qui ont un turn-over élevé29. Emportez de l’eau en bouteille et conservez vos achats dans un sac propre si la météo est humide.
Surprise sur le chemin du retour : la pluie s’est mise à tomber — bienvenue après la chaleur accumulée du jour. La journée s’est achevée entre fous rires et la douce résonance du bol de méditation. Ce soir-là, pas question de veiller tard : une grosse journée nous attendait le lendemain.
Jour 5
Ce jour-là, l’aventure commence à 8 h : on a réservé, via Booking, une excursion complète30 pour la journée : rafting en bambou31 sur la rivière Mae Wang32, visite d’un sanctuaire d’éléphants dit « éthique » (Mae Wang Elephant Camp), puis arrêt à la cascade de Mae Wang. Cette expérience nous a coûté 51 € (1 900 ฿) par personne, notre plus gros budget du séjour jusque-là, mais tout était inclus (transport, repas et activités).
Le minibus vient nous chercher directement au pied de notre villa (ou presque). Au fil du trajet, d’autres voyageurs montent également à bord, jusqu’à former un petit groupe d’une dizaine de personnes. Notre chauffeur — originaire de la région de Mae Wang — parlait anglais et faisait également office de guide tout au long de la journée.
Aventure dans la jungle de Mae Wang : le rafting en bambou
Après environ 1h15 de route, on arrive à destination au niveau de la jungle luxuriante du Parc National de Mae Wang. Sur place, des cabines qui étaient installées au bord de la route nous permettent de changer nos vêtements pour des maillots de bain et d’appliquer une généreuse couche de crème solaire et d’anti-moustique (très important dans cette région !).
Petite information – les moustiques en Thaïlande : il est essentiel de se protéger contre les moustiques en Thaïlande, vecteurs de maladies comme la dengue ou le chikungunya. Il faut choisir un répulsif efficace, souvent à base de DEET ou d’icaridine, et bien l’appliquer régulièrement. Pour ma part, j’ai commencé le voyage avec un spray acheté en France mais j’ai vite migré vers une solution locale : la petite bouteille rose de la marque Soffell, très populaire en Thaïlande. En plus d’être efficace, elle dégage une senteur agréable, douce et fraîche, ce qui rend son usage bien plus plaisant au quotidien.

Sur place, le décor est spectaculaire : la rivière Mae Wang, une rivière douce et relativement calme, serpentait au milieu d’une forêt dense et verdoyante, un véritable havre de paix naturel. Les radeaux/rafts en bambou traditionnels, larges et solides, accueillaient trois personnes chacun, accompagnées d’un guide pour pagayer et gérer la descente (j’ai pu donc monter avec F et Maëlys sur le même raft !).
Premier constat : sur un radeau en bambou, il est impossible de rester élégant. À peine assise, j’avais déjà les fesses dans l’eau. Il était clair que rester sec était illusoire. L’aventure commence : assis sur le radeau (bien mouillé), nous nous laissons bercer par le courant doux de cette rivière entourée de jungle pendant que notre guide immortalise le moment avec son téléphone. Et surprise, avant même d’atteindre le sanctuaire, des éléphants évoluaient en liberté dans cette zone protégée, sous la surveillance attentive de leurs gardiens. Cette rencontre sauvage, unique et émouvante, a grandement enrichi notre balade (bien mouillante, dans l’eau).
Un moment magique auprès des éléphants : Mae Wang Elephant camp
Une fois sortis de l’eau et séchés (ou presque), on reprend la route pour le sanctuaire d’éléphants Mae Wang Elephant Camp. À notre arrivée, l’accueil chaleureux des guides nous a tout de suite mis à l’aise. C’est là que nous avons découvert que notre chauffeur était aussi un bénévole engagé au sanctuaire depuis plusieurs années, ce qui a ajouté une dimension encore plus authentique à cette visite.
On nous a emmenés de l’autre côté d’un grand enclos sécurisé et donné des tenues spécifiques, conçues pour être confortables et pratiques, mais pas des habits traditionnels. Elles permettent surtout une approche respectueuse et sécuritaire des éléphants.
On nous a ensuite distribué un sac à remplir d’en-cas pour nourrir les éléphants – principalement des bananes et de la canne à sucre (je me souviens avoir rempli complètement mon sac, en pensant en avoir trop).

En rejoignant la plaine, les éléphants se sont précipités vers nous, capables de prendre eux-mêmes les snacks dans nos sacs avec leurs trompes, un spectacle à la fois impressionnant et attendrissant. Les guides nous ont ensuite expliqué comment les nourrir, parfois même directement dans leur bouche. Les gardiens nous ont présenté plusieurs générations d’éléphants, du plus vieil éléphant aux dents usées préférant les bananes, aux petits jeunes qui jouaient comme de véritables bébés.
Après ce moment d’interaction privilégiée, on a pu prendre des photos avec eux, certains nous ont même enlacé de leur trompe ou permis de nous asseoir tout près (comme avec moi, sur cette photo), des souvenirs magiques et inoubliables.
Ensuite, les guides nous invitent à préparer ensemble un « médicament« naturel pour aider une éléphante à mieux digérer. Nous avons alors placé différents ingrédients dans un mortier, que nous avons écrasés pour former des boulettes qu’elle a ensuite acceptées avec gratitude.
Le point culminant : la baignade dans la mare de boue pour deux éléphants : un adulte et jeune. D’ailleurs, quand le plus jeune a compris qu’on allait se baigner avec lui, il a poussé un cri de joie. Nous, un cri de panique. Les plus aventureux d’entre nous entrent donc dans la mare pour leur étaler de la boue sur le dos. Le plus jeune, joueur, s’est rapidement mis à nous arroser en retour, éclaboussant même ceux qui tentaient de rester au sec, tout le monde finit couvert de boue ! Un vrai moment de complicité inattendu avec un jeune éléphant qui, par ses gestes et son comportement, se révèle finalement très proche d’un enfant.
Pour clore cette visite en beauté, nous les avons rincé dans la rivière à l’aide de petits seaux, un instant simple mais profondément magique avec ces doux géants de la nature, qui se sont laissés faire avec une patience touchante.

Cap sur la cascade de Mae Wang
Après toutes ces aventures, on prend la route vers un petit restaurant local installé au bord de la route, que seul notre chauffeur connaissait. Sur une grande table dehors, nous découvrons une belle variété de plats à partager rien que pour nous : du Pad Thai, des nouilles savoureuses, et même de la pastèque fraîche pour nous rafraîchir. Plusieurs bouteilles d’eau étaient également prévues pour nous désaltérer. Ce moment convivial fut une bonne occasion pour faire plus ample connaissance avec les autres voyageurs du groupe, pour la plupart trentenaires comme nous, et venus des quatre coins du globe.

Pour clôturer notre expérience, on reprend doucement la route vers la célèbre cascade Mae Wang. Une fois sur place, nous empruntons un court chemin à travers la jungle (env. 5 minutes de marche) en compagnie de quelques chiens errants qui semblaient habitués à la présence humaine. Le soleil brillait haut dans le ciel. Aussitôt arrivés, nous enfilons nos maillots de bain (encore) pour profiter pleinement de ce petit coin de paradis. Il a fallu traverser des pierres glissantes et instables pour atteindre la base de la cascade mais la sensation de l’eau fraîche sur nos corps surchauffés valait largement l’effort. On en profite pour faire quelques photos entre filles, une micro sieste bien méritée, et une balade tranquille aux alentours (conseil : n’hésitez pas à monter dans les rochers de la cascade ! Un chemin est tout tracé, vous pouvez vous retrouver tout en haut !). Toute la sortie s’est déroulée sous l’œil attentif de notre guide, qui a su nous accorder un moment de répit avant de reprendre la route pour clôturer cette magnifique aventure.
Fin de journée (et de séjour) à Chiang Mai
Retour en ville et cap sur la villa pour un goûter fruité : salade de fruits frais, mangue en vedette (bien sûr !), un régal bienvenu alors qu’il pleuvait dehors. Tandis que certains profitaient d’une sieste réparatrice, d’autres ont préféré s’offrir un moment de détente avec un massage. Pour ma part, j’ai opté pour la sieste, puis je n’ai pas oublié d’aller récupérer le masque au collagène que je souhaitais acheter au hair spa avant sa fermeture.
Le soir, toujours dans l’optique de profiter à 100% de notre séjour à Chiang Mai, on sort dîner en ville dans un restaurant presque vide mais très sympathique, ce qui nous a permis de profiter d’un moment tranquille à cinq. Pour moi, ce fut la découverte et l’amour immédiat du khao soi, un plat emblématique du nord de la Thaïlande aux saveurs riches et délicates de coco et curry. Le retour vers la villa ce soir-là est le dernier de notre séjour à Chiang Mai, nous profitons donc de l’ambiance pour des dernières photos/vidéos.
Vers minuit, tout le monde est déjà couché - le réveil s’annonce (très) matinal pour notre vol vers Phuket (la prochaine étape de notre aventure).
Phuket — du 4/05 au 5/05 (mai)
Moyen de transport Vol CHIANG MAI – BANGKOK (aller) |
122 € pp* Avec un repas en supp |
Moyen de transport Taxi – Aéroport de Chiang Mai vers Birds Villa (en ville) |
3,13 € pp |
Logement Hôtel « Oceanic Sportel Hotel » (budget moyen – gros) |
32,48 € pp Deux chambres séparées |
Moyen de transport Grab – Hôtel vers le port de Phuket |
4,62 € pp |
Total Hors frais de vie / achats perso |
162,23 € (vol inclu) |
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Tableau 3 : récapitulatif de mes principales dépenses à Phuket
Jour 6
Le départ de la villa a eu un petit parfum de nostalgie, ce lieu paisible nous a offert tant de beaux souvenirs. À 9h, sous un grand soleil et une chaleur agréable de 29°C, on dit « au revoir » à Chiang Mai, direction l’aéroport pour notre prochaine (courte) aventure : Phuket. Cette fois, un vol interne AirAsia nous attend : cap sur le sud, ses plages dorées et son ambiance réputée comme festive.
La mécanique des contrôles reprend : énième dépôt des valises, fouille des sacs (toujours ce petit stress…), avant de chercher un café/snack vers la porte d’embarquement histoire de tenir l’attente. Pour tuer le temps, on part en quête du lounge AirAsia (auquel nous avions droit), qui semble exister uniquement dans une dimension parallèle…
Dans l’avion, je suis frappée par la variété des snacks et boissons. Curiosité oblige, je craque pour un latte pistache (3 € – 110 ฿ environ) — coup de cœur instantané : je ne sais pas si c’est la pistache ou la fatigue, mais j’ai rarement été aussi heureuse devant un café. Petit conseil : surtout, ne vous privez pas - testez les snacks qui vous font envie : on ne sait jamais si on recroisera ce latte pistache ailleurs (spoiler : ce n’était pas le cas pour moi en tout cas…) !
À travers le hublot, le changement de paysage est saisissant : exit les montagnes ! Place à la mer turquoise et aux îlots disséminés sur l’horizon, qui déclenchent déjà des envies d’exploration. L’atterrissage se fait sous un ciel voilé, avec quelques éclaircies qui laissent croire à une belle journée…
À l’atterrissage, on est accueillis façon « challenge du meilleur prix » par une armée de chauffeurs de taxi. Grâce au talent de négociatrices de Roksana et Flora (découvert et perfectionné au fil du voyage !), on obtient un van partagé à prix d’ami, direction notre hôtel cinq étoiles, le Oceanic Sportel Hotel33, situé près de Phuket Town mais un peu en retrait de Pa Tong et des quartiers festifs34.
Conseil budget – Taxis à Phuket : les taxis à Phuket sont connus pour être chers. Comparez toujours les prix sur Grab (par exemple) avant d’accepter un trajet.
Notre plan pour la soirée ? Fête, cocktails et découverte de la célèbre vie nocturne locale ! Mais la météo nous joue des tours et décide de s’inviter à la fête : une pluie tropicale s’abat sur Phuket. La sortie festive tombe à l’eau, littéralement !
À défaut de pouvoir sortir, on se lance dans des préparatifs dignes d’une vraie soirée : tenues soignées et maquillage pailleté. Au fond de nous, on savait très bien qu’on ne sortirait pas… mais le maquillage, les paillettes et la musique ont eu raison de notre lucidité et on s’est préparés comme si le programme tenait encore !
Le plan B débute au pool bar35, où l’happy hour fait des heureux : 1 cocktail acheté = 1 offert, c’est l’occasion parfaite de goûter quelques créations locales ! On s’offre aussi quelques snacks à partager, posés devant les larges baies vitrées qui dévoilent les terrains de tennis impeccables de l’hôtel, ajoutant une touche chic à l’ambiance détendue.
Après plusieurs cocktails (deux… ou trois ?), l’appétit se fait sentir. Direction le restaurant de l’hôtel ! Surprise : la salle est vide. On s’installe quand même, et heureusement : chaque plat, qu’il soit thaï ou international, s’accorde parfaitement avec notre humeur légèrement… tropicale.
Enfin, retour en chambre pour un after « cosy« 36. Sur le lit, smartphones ouverts, on réserve nos billets en ligne pour le ferry direction l’île de Koh Phi Phi. Puis, on s’endort… avec un mélange de frustration (adieu la fête… nos paillettes auront au moins brillé sous les néons du pool bar) et d’excitation : demain, cap sur Koh Phi Phi !
Information météo – Quand partir en Thaïlande ?
La Thaïlande possède un climat tropical où dominent deux grandes saisons : la saison sèche, de décembre à avril, et la saison des pluies (mousson), de mai à novembre. Il y a toutefois des variations selon les régions :
- Au nord (Chiang Mai, Chiang Rai), une troisième saison existe, appelée « fraîche » (novembre-février), avec des matinées fraîches et des journées ensoleillées. De mai à octobre, les averses sont nombreuses mais souvent courtes et suivies d’éclaircies.
- Au sud, le climat diffère entre la côte de la mer d’Andaman (Phuket, Krabi), arrosée surtout de mai à octobre, et le golfe de Thaïlande (Koh Samui), où les plus fortes pluies tombent plutôt entre septembre et décembre.
Les températures restent élevées toute l’année (entre 25 et 35°C selon les régions), et la saison des pluies signifie rarement un ciel gris permanent : il s’agit plutôt d’averses intenses mais de courte durée, surtout en fin de journée ou la nuit.
Retour personnel : partir en avril/mai n’est donc pas une si mauvaise idée ! Nous avons certes eu un peu de pluie, mais il s’agissait principalement d’averses légères ou ponctuelles en début ou fin de journée, sans véritable gêne pour profiter du voyage et du soleil la majeure partie du temps.
Koh Phi Phi — du 5/05 au 7/05 (mai)
Logement Hôtel – « Viking Nature resort » (Prix pour trois cabines de deux personnes – budget moyen) |
58,79 € pp* |
Moyen de transport Ferry – Phuket vers Koh Phi Phi |
13,84 € pp |
Moyen de transport Ferry – Koh Phi Phi vers Krabi (Ao Nang) |
14,36 € pp |
Total Hors frais de vie / achats perso |
86,99 € (bateau inclus) |
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Tableau 4 : récapitulatif de mes principales dépenses à Koh Phi Phi
Jour 7
Le réveil se fait sous un ciel encore chargé de pluie, mais l’ambiance à l’hôtel reste sereine : parfait pour prendre son temps, savourer un petit-déjeuner fruité — pastèque, melon, fruit du dragon, un vrai bonheur après les cocktails (un peu trop) généreux de la veille.
L’heure passe vite : il faut déjà boucler les valises, effectuer le check-out et partir vers midi en taxi direction Rassada Pier37, le port de Phuket. Chance : la pluie finit par cesser, ce qui nous redonne espoir pour une traversée clémente.
Sur place, l’attente avant l’embarquement se transforme en moment ludique : : un photomaton improbable trône au milieu du pier, parfait pour faire une photo souvenir décalée entre amis (et donc, nous occuper un court instant).
On embarque enfin sur le ferry Andaman Wave Master38 pour rejoindre Ton Sai pier39, le petit port emblématique de Ko Phi Phi. Le trajet dure généralement entre 1h et 1h30 selon la mer — un moment à la fois attendu et redouté par nos amis sujets au mal de mer.
Petite astuce – bien vivre le ferry quand on craint le mal de mer : si le mal de mer fait partie de vos appréhensions, pensez à vous installer vers l’arrière du ferry, où les mouvements sont bien moins perceptibles que devant ou au centre. Rester à l’air libre ou sur le pont permet aussi de mieux gérer les éventuelles nausées. Personnellement, le Ya Dum — le fameux inhalateur local – m’a vraiment aidée : une bouffée sous le nez et le trajet passe comme une lettre à la poste !

À l’arrivée, le bateau accoste au Ton Sai Pier : l’émerveillement est immédiat devant le bleu intense de la mer, les falaises abruptes, les rangées de bateaux à longues queues qui servent de taxi et l’atmosphère insulaire qui invite à l’aventure. Les premiers pas sur l’île marquent le début d’une nouvelle parenthèse exotique — et nul doute que le voyage ne fait que commencer.
Installation et découverte des lieux : Viking Nature Resort
Une fois débarqués au Ton Sai pier, on file (bien sûr) au Seven-Eleven du port pour quelques snacks, notamment des bouchées mozza pour ma part, semblables à des petits mozzarella sticks, parfaits pour grignoter dans l’attente de notre taxi bateau.
Notre bateau nous conduit ensuite vers le Viking Nature Resort40 , niché au bord d’une des criques idylliques de Koh Phi Phi. À première vue, ce lieu est une bulle de calme, un petit refuge entre jungle et eau translucide, accessible seulement par bateau ou à pied depuis le centre-ville en une quinzaine de minutes. Les bâtiments en bois et matériaux naturels s’intègrent harmonieusement au paysage environnant, offrant une ambiance à la fois rustique et confortable.
On arrive pieds dans l’eau sur la plage privée du resort et sommes accueillis comme des rois avec un thé à la camomille offert – une invitation à la détente immédiate. On rejoint nos cabines, de petites cabanes très charmantes construites en bambou, typiques de l’architecture locale. On a pris soin (merci Roksana) de choisir des chambres avec climatisation, indispensable sous ce climat tropical. Après avoir déposé nos valises, un tour rapide des lieux nous fait réaliser à quel point l’isolation est totale, offrant un véritable havre de paix.

Vers 17 heures, la température extérieure est d’environ 28°C, idéale pour une baignade entre amis dans l’eau cristalline de la plage privée. L’eau, autour de 29°C, est douce et parfaite pour prolonger cette après-midi. Rires et complicité rythment cette parenthèse enchantée, un moment hors du temps.
Après la baignade, nous flânons sur le sable chaud avant de nous préparer pour la soirée au bar et restaurant du Viking. C’est là que nous découvrons les cocktails à base de jus de mangue fraîche et les noix de coco entières, une pure merveille ! La mangue goûtée à Koh Phi Phi fait d’ailleurs partie des meilleures que j’aie goûtées.
Petite information – Fruits Frais : en mai, à Koh Phi Phi comme dans le reste de la Thaïlande, les fruits sont à leur pleine saison. C’est la période où la mangue, le durian, le mangoustan ou encore le ramboutan sont les plus savoureux, gorgés de soleil et débordants d’arômes riches et intenses. Déguster ces fruits frais, si présents dans les marchés locaux à cette période, est un vrai bonheur pour les papilles et une expérience incontournable du voyage.
La soirée bascule ensuite dans un tout autre registre : ambiance “buffet à volonté” pour moustiques. Heureusement, les sprays anti-moustiques locaux (et miraculeux) qui nous ont été si gentiment prêtés, deviennent nos meilleurs alliés. A notre plus grande surprise, ils étaient sous forme de crème à appliquer généreusement. À Koh Phi Phi, il faut penser à se couvrir totalement, de la tête aux pieds, pour éviter leurs piqûres tenaces.

Le repas au restaurant est un régal de produits frais, notamment un large choix de poissons pêchés quotidiennement (et réglés selon leur poids). Je choisis un plat typique : du riz thaï servi dans un ananas creusé, une portion au-dessus de mes attentes, idéale pour trois personnes mais tellement savoureuse que je ne peux résister (par sens du devoir culinaire, évidemment).
Pendant le dîner, quelques petits chats sauvages viennent nous tenir compagnie et je pense à mon chat qui me manque énormément.
Une fois la soirée terminée, on regagne nos cabanes, bercées par le doux bruit des insectes, prêts à récupérer pour les prochaines aventures.
Jour 8
Je me réveille en douceur à 8h20, bercée par le bruit apaisant d’une pluie tropicale qui ruisselle sur notre cabane en bois. Je m’échappe du lit pour un moment hamac sur la terrasse : yeux fermés, pluie, jungle… un vrai moment ASMR41 suspendu, presque méditatif, parfait pour bien démarrer la journée. Pendant ce temps, dehors, le personnel du resort s’active sous la pluie, dissimulé sous des ponchos imperméables quasi professionnels. Note mentale : investir dans l’un de ces modèles si la météo continue à jouer les capricieuses.
On file ensuite au petit déjeuner (inclus dans notre séjour) où nous découvrons un buffet généreux mêlant spécialités locales et options internationales. Mon assiette ? Une ribambelle de plats que j’ai voulu goûter : du poulet du jour accompagné de riz blanc, un pain vapeur farci à la viande, des pancakes natures et coco (grosse découverte, un délice !), un bol de fruits frais coupés, un jus de fruits pressés et un café. Seul bémol : les confitures locales. Mention spéciale à LA confiture de fraise — celle qui a exactement le goût d’un Doliprane fraise. Avis aux vrais amateurs de sensations sucrées (ou aux masochistes, ça marche aussi).
Plage, jungle… et massage thaï surprise
Une fois repus, on retourne à nos cabanes. Je me prépare à explorer Long Beach, une petite plage accessible à pied depuis le resort. On espérait y trouver quelques boutiques de souvenirs ou artisans du coin, mais après un passage plutôt aventureux à travers la jungle et un ciel menaçant, on débouche sur une plage plutôt calme, bordée de quelques hôtels, une supérette et des masseurs installés directement sur le sable.

C’est donc tout naturellement que je me laisse tenter par un massage thaï en duo avec Flora. Une première pour moi — et une excellente surprise. Après un rapide rinçage des pieds, nous sommes installées sur de confortables matelas, sous un abri face à la mer. Le massage commence en douceur… puis devient plus intense : à un moment, la masseuse grimpe littéralement sur mon dos. Oui, debout. Oui, volontairement. Et oui : c’est incroyablement efficace ! Un thé nous est offert en fin de séance, corps détendu, esprit léger pour une dizaine d’euros (350 – 375฿), c’est adopté.
Petite information – Le massage thaï traditionnel : originaire des temples bouddhistes, le massage thaï (ou « nuad bo-rarn ») combine étirements inspirés du yoga, pressions, et manipulations articulaires. Il se pratique généralement habillé, sans huile, et vise à rééquilibrer les énergies corporelles. En Thaïlande, un massage d’une heure coûte en moyenne 300 à 400 ฿ (soit 8 à 12 €), contre 50 à 70 € en France. Un incontournable pour se détendre à petit prix.
Rando et panorama sur toute l’île de Phi Phi
Après quelques photos-souvenirs, on retourne au resort. Mais l’appel de l’exploration est trop fort. Nous formons une petite équipe motivée de trois (Roksana, Flora et moi) et décidons de nous lancer dans une randonnée jusqu’au Phi Phi Viewpoint42 (point de vue), réputé pour offrir un panorama saisissant sur l’île.

On découvre rapidement qu’il existe plusieurs viewpoints — au moins trois — et que se repérer entre eux relève un vrai défi. Mode “exploration” activé. Avec persévérance (et une bonne dose de sueur, car le soleil a décidé de se pointer pile au moment de notre départ), on atteint finalement le Phi Phi Viewpoint 2, à environ 1 heure de marche depuis notre resort. La mangue séchée que Roksana avait emportée s’est révélée salvatrice pendant la montée : sucrée, énergétique et légère à transporter. Une vraie alliée pour les petites randos !
Le point de vue en lui-même est spectaculaire : on y voit les deux baies emblématiques de l’île, séparées par l’étroite bande de terre où se trouve le centre de Koh Phi Phi. Une carte postale dont nous savourons chaque minute.
Une fois en haut, on s’installe sur les rochers pour savourer (évidemment) un jus de mangue fraichement pressé. Oui, encore. Et non : on ne s’en lassera jamais. Petit moment de complicité, de calme, et de photos bien méritées avant de redescendre en direction du Viking.
Petite information – Accès aux Phi Phi Viewpoints : il faut savoir que l’accès aux viewpoints est payant (environ 30 à 50 ฿, soit 1 à 1,50 €). Cela peut sembler frustrant car les installations sont sommaires, mais l’effort est largement récompensé par la vue. N’hésitez pas à y aller tôt le matin ou en fin d’après-midi pour éviter la chaleur écrasante.
Soirée en ville, live music & gourmandises
De retour au resort, on retrouve F et Maëlys et on décide de réserver sur place, à l’accueil, nos billets pour le ferry du lendemain (direction Krabi). Mais la journée n’est pas encore terminée : une dernière soirée à Koh Phi Phi centre s’impose !
On reprend la route à pied : une petite vingtaine de minutes de marche le long de la côte, profitant du décor : des plages constellées de rochers, des bateaux traditionnels qui oscillent doucement, et des palmiers animés par la brise du soir. Le soleil décline lentement, le ciel s’enflamme de belles couleurs dorées – un tableau qui donne clairement envie de ralentir le pas juste pour en profiter un peu plus longtemps.
Arrivés au centre, on flâne dans les ruelles animées, entre boutiques de souvenirs, petites échoppes locales et stands de rue aux odeurs alléchantes. L’ambiance est joyeuse et plutôt calme en ce mois de mai, mais pleine de charme. Une mélodie accrocheuse nous invite ; direction un restaurant ouvert sur la mer, baigné d’une lumière chaude, parfait pour s’installer, savourer un cocktail et finir la journée en beauté au son de la musique.
Il est 19h, la nuit est déjà tombée.
Info pratique : en mai, en Thaïlande, le soleil se couche tôt — souvent entre 18h15 et 18h45.
Autour de la table, on se raconte nos aventures ou mésaventures de la journée (coup de soleil carabiné pour les uns (F), randonnée ou sieste prolongée pour les autres, pendant qu’on commande. Je décide de profiter de la carte « mer » et choisis une bisque de homard, des pâtes aux fruits de mer, et un cocktail au fruit de la passion. L’ambiance festive et détendue.
Après le dîner, on décide de prolonger un peu la soirée dans la quête d’un dessert dans les ruelles encore bien animées du centre de Koh Phi Phi. On tombe sur un petit stand de rue qui attire tout de suite notre attention : glace coco maison, servie dans une coque de noix de coco fraîche. La vendeuse la prépare devant nous, nature ou avec des toppings au choix : cacahuètes, maïs sucré, riz gluant ou lait concentré. Typique de la Thaïlande.
Je suis trop calée pour en prendre, mais mes amis goûtent – verdict : un délice ! La glace est légère, pas trop sucrée, très coco… et super rafraîchissante (en tout cas, de ce que l’on m’a dit).
Petit bonus : Cette glace s’appelle « i-tim kati », c’est une spécialité locale qu’on trouve facilement en street food. Elle ne coûte pas grand-chose (autour de 1 à 1,50 €), mais c’est clairement un must à tester quand il fait chaud.
En marchant, un autre détail nous saute aux yeux : le nombre hallucinant de boutiques de cannabis. Depuis la légalisation en 2022, les boutiques de cannabis ont littéralement fleuri : cafés, bars, pizzerias… même une “pizza au cannabis”. Oui, oui.
À savoir : Le cannabis est légal en Thaïlande, mais principalement pour un usage médical ou bien-être (il est d’ailleurs accessible sur ordonnance – hors produits derivés comme des gommes, chocolat etc.). Il est possible d’en acheter dans les magasins autorisés, mais pas en fumer dans les lieux publics. Et surtout, ne pas à en rapporter dans la valise : c’est illégal et super risqué.
On continue la balade, et je remarque des artistes locaux installés dans des galeries ouvertes. Certains peignent en live, d’autres exposent leurs toiles. L’ambiance est calme, un peu bohème, et ça fait du bien après l’agitation des rues.
Et juste avant de rentrer, je trouve enfin LE poncho imperméable dont je rêvais (depuis le matin même) ! Léger, pliable, plutôt joli – parfait pour les averses imprévues.
Conseil pratique : C’est facile de trouver des ponchos, paréos ou vêtements de plage à Koh Phi Phi. Les prix tournent entre 100 – 250 ฿ (environ 2,50 à 6 €), et souvent, on peut négocier un peu. Autant en profiter..
Dernière nuit sur l’île
On rentre au resort vers 22h, et, au vu de l’ambiance, on décide de prolonger un peu la soirée sur la plage, comme pour refuser que le séjour s’arrête. Je me balance dans un hamac, Maëlys traque les crabes nocturnes à la lumière du téléphone : chacun vit sa petite aventure.

Puis, c’est le moment de rentrer… On applique généreusement de la crème après-soleil ou d’aloe vera (pour ceux qui ont pris des coups de soleil), puis extinction des feux.
Petite information – Soulager les coups de soleil en Thaïlande : l’aloe vera est la meilleure alliée contre les coups de soleil : hydratante, apaisante et cicatrisante. En Thaïlande, vous en trouverez partout, en gel pur à 99 %, pour environ 80 à 150 ฿ (soit 2 à 4 €), contre 7 à 15 € en France. Pensez aussi à boire beaucoup d’eau, porter des vêtements légers et éviter une exposition prolongée les jours suivants.
Krabi — du 7/05 au 10/05 (mai)
Logement Hôtel – « Poonsiri Hôtel & Resort » Villa De Luxe pour 6 personnes |
126,96 € pp* (avec réduction Genius sur Booking) |
Moyen de transport Taxi – Ao Nang vers Hôtel |
1,59 € pp |
Moyen de transport Taxi – Night market d’Ao Nang vers Hôtel |
1,07 € pp |
Coûts de vie Cycle lessive + séchage |
1,60 € pp (trois personnes) |
Moyen de transport Taxi – Hôtel vers Krabi Town (A/R) |
6,93 € pp |
Moyen de transport Taxi – Hôtel vers Night Market (A/R) |
2,14 € pp |
Activité Activité « Tyrolienne » #1 Transport inclu |
13,36 € pp |
Activité Frais d’entrée « Tiger Cave » Pour l’activité #1 |
1,33 € pp |
Activité Activité « snorkeling » #2 Transport inclu |
44,23 € pp |
Activité Frais d’entrée « Parc National » Pour l’activité #2 |
5,31 € pp |
Moyen de transport Taxi – Ao Nang – Aéroport Krabi |
3,72 € pp |
Moyen de transport Vol – Krabi – Bangkok |
65,17 € pp |
Total Hors frais de vie / achats perso |
258,72 € (vol inclus – activité #2 uniquement) |
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Tableau 5 : récapitulatif de mes principales dépenses à Krabi
Jour 9
Dernier petit-déjeuner au Viking Resort, autant dire qu’on en profite au maximum : jus de fruits frais, mangues, pastèques et la petite sélection de plats locaux qui va terriblement me manquer. La matinée se poursuit par quelques ultimes baignades / moments passés sur la plage où l’on observe l’arrivage quotidien de la pêche fraîche.

Aujourd’hui, j’ai envie de tester ma propre noix de coco, persuadée de retrouver ce goût crémeux que j’aime tant. Surprise totale : l’eau de coco locale est… salée. Oui, salée. Rien à voir avec les cocos râpées sucrées de France : ici c’est la version “100% nature” — chair fine, texture gélatineuse et goût très doux (j’ai eu l’impression d’avoir un flashback avec la mangue verte).
Petite information – La coco en Thaïlande vs en France : en Thaïlande, les noix de coco consommées sont souvent jeunes, avec une eau peu sucrée et une chair fine et presque gélatineuse. En France, on trouve plutôt des noix mûres, à l’eau plus sucrée et à la chair plus épaisse et ferme, principalement utilisées en cuisine. Cette différence influence fortement le goût et la texture que l’on découvre en dégustant ce fruit si emblématique. L’expérience thaïlandaise est donc à la fois locale… et bien différente !
On déjeune après la pause plage, puis vient le moment le moins fun : charger les bagages dans le taxi-bateau traditionnel (en espérant ne rien faire tomber à l’eau) – bye bye le Viking, tu vas nous manquer!
On arrive au Ton Sai Pier mais nous n’allons pas très loin. Sachant que nous avons un peu de temps avant le prochain ferry, on décide d’attendre tranquillement le départ autour d’un café à proximité : j’en profite pour grignoter un roulé à la cannelle, même sans faim, parce qu’ici tout est prétexte à se faire plaisir. Après quelques discussions et photos, c’est l’heure d’embarquer pour le ferry, direction Ao Nang43 (prévoir environ 1h30 à 2h de traversée selon les conditions).
Petite surprise bonus : en demandant les toilettes, on nous ouvre l’accès au pont extérieur. L’air marin, la vue incroyable, les cheveux dans le vent… probablement nos plus belles photos du séjour, entre îles isolées et mer turquoise.
Pour cette dernière étape de découverte, on a décidé de se faire plaisir et on a réservé la plus grande villa de luxe du resort : un petit palace de 185 m² avec ses trois chambres spacieuses, un salon confortable, une cuisine équipée et une terrasse donnant sur un lac tranquille (sur lequel il est possible de se balader en canoé !). Dès qu’on passe la porte, la vue sur le lac par les larges baies vitrées nous charme instantanément. On se sent comme des rois dans leur château avec l’impression que le monde peut attendre qu’on se repose un peu.
À l’arrivée à Ao Nang, le ciel est voilé mais l’ambiance reste agréable. Négociation express avec les taxis locaux : direction notre second resort… le Poonsiri Hotel & Resort44, pour une nouvelle étape de notre voyage.

Première exploration et balade en ville (Ao Nang)
Après avoir posé les valises, on ne perd pas de temps : il faut aller explorer les alentours, notamment à la recherche des fameux singes résidents, dont tout le monde parle dans les commentaires. Bingo ! Sans trop nous approcher, on les observe vaquer à leurs occupations : certains se baignent dans des petites mares, d’autres grignotent ici et là. Le spectacle est vivant et amusant, mais on respecte leur tranquillité.
Petite astuce – singes : les singes du coin sont curieux et habitués aux touristes, mais ce sont des animaux sauvages : mieux vaut garder ses distances.
À savoir pour éviter les incidents :
Les observer de loin permet de profiter du spectacle sans danger — pour vous comme pour eux.
Le soir venu, on s’apprête pour une sortie en ville. L’hôtel met un service de navette gratuite pour faciliter les déplacements des résidents mais attention, passé 18 -19 heures, il faut se débrouiller pour rentrer. Direction alors le Ao Nang Landmark Night Market45, un marché animé où se mêlent boutiques de souvenirs colorés, stands de street food et petites scènes de spectacle.

Je craque d’abord pour le fameux Butter Corn Cheese, du maïs grillé façon “foodporn thaï” : noyé sous le beurre fondu et recouvert d’une avalanche de fromage : addictif (jusqu’à ce que le corps dise « stop »). On achète aussi boissons et différents plats à tester (pour ma part, différents types de gyozas ainsi qu’un riz à la mangue et lait de coco), puis on s’installe au cœur du marché là où se tient un spectacle. Ce soir là, une jeune femme en tenue traditionnelle et ornements étincelants danse avec grâce sur scène.
À ce stade du voyage, certains se lancent dans l’aventure (gustative) du durian — ce fruit au parfum bien connu en Asie : pancakes, mochis… et contre toute attente, c’est bon. Comme quoi, ne jamais juger un fruit à son odeur (ni à sa réputation).
Petite info – Le durian : souvent surnommé le « roi des fruits » en Asie du Sud-Est, est réputé pour son odeur puissante mais son goût crémeux et sucré. Malgré son odeur forte (tellement, qu’il est interdit dans certains hôtels et avions), beaucoup l’apprécient en pâtisseries, glaces ou fruits frais. Un incontournable à goûter pour vivre pleinement l’expérience locale.

On poursuit la balade autour des boutiques et on cède à l’achat de quelques pots d’aloe vera à prix attractif, des masques pour le visage et autres parties du corps : parfaites additions aux soins et crèmes que je ramène en France. Ensuite, les filles négocient un lot de savons aux formes amusantes – ananas, mangue, pastèque, raisin… (chaque senteur étant riche et fruitée, conforme à sa forme) – parfaits à offrir et faire sentir bon la valise (le tout à moins d’un euro le savon / 35฿). Je craque aussi pour une tenue de sport jaune sponsorisée « Singha » (une bière thaïlandaise), qui va me dépanner sur cette fin de voyage. La seule petite déception du moment : on arrive pas à avoir un deal sur un lot de mangue séchée, nos réserves sont presque vides…
On rentre en Tuk-Tuk ambiance disco : néons colorés, musique forte et premiers debriefs de cette journée à Ao Nang. Une fois au lit, on s’endort avec la certitude que ce séjour ne pouvait que s’améliorer avec le temps.
Jour 10
Le jour 10 commence tranquillement, juste à l’heure pour profiter d’un petit-déjeuner copieux inclus avec notre villa. La variété et la qualité des mets nous rappellent un peu ce qu’on avait à Koh Phi Phi, dans sa version un peu plus complète. Je prends plaisir à savourer la pastèque et melon locaux avec mon café, une alliance simple qui fait tout le charme du matin en Thaïlande. Nous discutons tous ensemble des activités que nous souhaitons faire le lendemain et les réservons aussitôt en nous répartissant en deux groupes (à suivre…).
Petites activités du quotidien avant l’aventure
On a une mission cruciale (et pas très glamour) pour commencer la journée : sauver nos vêtements et lancer une lessive. Après plusieurs jours d’aventures, certains t-shirts n’auraient clairement pas survécu un jour de plus. Et nous avons bien repéré les machines à laver qui étaient mises à disposition près du hall de l’hôtel (le lavage coûte environ ~1,60 € – 60฿ et ~2,40 € – 90฿ pour le séchage).

Pendant que la machine fait son travail, chacun reprend ses activités à son rythme. Pour ma part, c’est l’occasion d’un moment de calme et de détente en pagayant doucement sur le lac du resort – vrai moment d’évasion, même si je dois avouer que monter et descendre du canoë seule n’a pas été sans quelques frayeurs.
Après ce calme aquatique, place à un peu de sport. Avec Roksana, on se lance sur une petite séance revigorante dans la salle de fitness du Poonsiri Resort, histoire de déculpabiliser de tous ces jours de salle oubliés (principalement à cause de la Thaïlande, bien évidemment). Reboostée, je rejoins ensuite le reste du groupe au soleil et plonge dans la piscine du resort pour me rafraîchir et prendre la température de cette nouvelle journée.
Destination -> Krabi Town
Curieux d’explorer un peu plus, on décide de partir à la découverte de Krabi town46, la ville principale de la région. On commande un taxi et après 20 minutes environ de trajet, on se fait déposer devant le Vogue Shopping Center, un grand centre commercial mixant boutiques locales et grandes enseignes internationales. C’est rafraîchissant de retrouver des boutiques destinées aux locaux. Et surprise : au dernier étage du centre commercial se trouve une grande cantine, mais nous n’avons pas souhaité y manger, intimidés par le manque d’enseignes en anglais et le côté 100% local.
Je craque pour un pantalon thaï traditionnel en tissu léger, décoré de motifs d’éléphants, un achat utile et typique. Ensuite, on décide de tenter une expérience : un passage au KFC local, histoire de goûter les spécialités du géant américain version thaï. Je teste le coleslaw local – expérience (très) mitigée – mais le reste du menu est une vraie réussite.
Petite info – Souvenirs à rapporter de Thaïlande : Les boutiques pour touristes regorgent de souvenirs typiques qui reflètent la richesse culturelle et artisanale de la Thaïlande. Parmi les objets les plus courants, on trouve :
- Les produits en soie thaïlandaise, comme les foulards, sacs ou vêtements légers (= le pantalon que j’ai acheté !), réputés pour leur qualité et leurs motifs colorés. Attention, il faut bien choisir son tissu pour éviter les vêtements de basse qualité retrouvés dans les endroits très touristiques.
- Les objets artisanaux en bois, telles que les figurines d’éléphants, les boîtes à bijoux gravées ou les objets de décoration sculptés à la main.
- Le thé et les épices locaux, souvent vendus dans des sachets décorés, parfaits pour prolonger les saveurs de la Thaïlande à la maison (je recommande de les acheter au marché ou dans des boutiques certifiées).
- Les produits de bien-être naturels, dont les crèmes à base d’aloe vera, les huiles de massage, et les savons parfumés aux fruits tropicaux, très prisés pour leurs vertus.
- L’incontournable mangue séchée, délicieuses tranches de mangue sucrée et fondante qui font le bonheur des gourmands (bien vérifier si vous achetez une version nature ou resucrée).
- Les accessoires typiques comme les costumes traditionnels miniatures, les bijoux fantaisie locaux et les souvenirs humoristiques liés au fameux fruit durian par exemple.
Ces souvenirs offrent un large choix pour tous les goûts et budgets, tout en soutenant l’économie locale.
Lors de la balade, je tombe sur des valises à prix intéressants, pile ce qu’il me faut pour ramener encore plus de souvenirs. Vu que notre billet d’avion autorise un bagage supplémentaire en soute, je marque l’idée de revenir avant la fermeture du centre.
Le reste de la journée se passe à découvrir les rues colorées de Krabi, la prise de plusieurs photos des maisons typiques et la traversée des marchés locaux très peu animés à cette heure là. Cherchant un coin de fraîcheur suite à la chaleur étouffante de cette journée ensoleillée, nous trouvons un café très étonnant : Pakarang Vintage Cafe’ Krabi47, qui ressemble à une vraie petite bibliothèque « cosy« . Contre toute attente, c’est un endroit où il fait bon de s’attarder et nous y passons un excellent moment sucré.

Pour clôturer cette belle escapade, nous allons voir la célèbre statue du crabe de Krabi48, véritable emblème de la ville, clin d’œil aux forêts de mangrove environnantes et aux célèbres crabes noirs qui peuplent la région. C’est l’endroit parfait pour un dernier arrêt photo. (En revanche, nous y sommes passés en plein après-midi, avant l’ouverture des marchés de nuit. Il n’y avait donc plus grand chose à faire dans le quartier avant de rentrer).

On décide donc de rentrer vers Ao Nang mais avant de partir, je fais un dernier saut au centre commercial pour acheter ma nouvelle valise (qui va me permettre de ramener beaucoup plus de souvenirs que prévu !), puis un dernier taxi nous ramène au resort, satisfaits de cette après-midi riche en achats et en petites découvertes.
Retour à la villa et fin de soirée
De retour dans la chambre, je commence immédiatement à ranger certaines affaires dans ma nouvelle valise, heureuse de pouvoir enfin mieux m’organiser. On constate nos coups de soleil (je ne suis pas étonnée quand je repense à toute la marche que nous avons faite sous cette journée ensoleillée) puis, on s’entraide pour étaler de la crème apaisante (Aloe vera++) avant de nous rhabiller pour la soirée. Une fois prêts, on décide de renouveler la soirée d’hier et de retourner à notre nouveau spot préféré : le centre d’Ao Nang, toujours avec l’idée de retrouver ses marchés de nuit animés pour quelques emplettes. Cette fois-ci, il est trop tard pour prendre la navette gratuite de l’hôtel alors, on commande un taxi (via Grab) qui nous dépose juste devant la plage.
Un léger sentiment de nostalgie nous gagne en pensant à la superbe île de Koh Phi Phi que nous avons quittée peu de temps avant. Pour prolonger ce dernier lien, nous allons d’abord faire un tour à la plage d’Ao Nang. La nuit est tombée, on y voit peu, mais les vagues nous bercent doucement, créant une atmosphère apaisante. On profite du moment pour immortaliser quelques photos en mode nuit, ce calme suspendu face à la mer nous rappelle à quel point chaque étape de ce voyage a marqué quelque chose en nous.

On effectue quelques achats (les 5kgs de mangue séchée !!) au marché puis on rentre. Au retour, certains choisissent de dîner au restaurant du resort. Pour ma part, avec un appétit léger, je me tourne vers une simple tomate mozzarella. L’heure tourne, la fatigue se fait sentir… l’heure d’aller dormir approche, surtout qu’une nouvelle activité excitante nous attend demain matin.
Jour 11
Réveil tranquille au Poonsiri Resort aux alentours de 8h30-9h00, et direction le petit-déjeuner que nous apprécions toujours autant. Ce matin, F est d’humeur aventureuse et décide de tester deux jus de fruits aux couleurs… disons, intrigantes. L’un vert fluo censé être à l’ananas, l’autre d’un orange presque fluorescent aussi. Verdict : immondes. Une énigme gustative dans un pays pourtant roi des fruits frais. Petite pensée pour la confiture de fraises artificielle de Koh Phi Phi – un goût qu’on n’oubliera pas de sitôt. F, lui, adore. Mais il avait déjà prouvé son goût pour le chimique avec les sodas américains, donc ce n’est pas une surprise.
À 31 °C dès le matin, l’air est déjà lourd et humide. Nous profitons de la terrasse ombragée pour savourer le calme du lieu, avant de nous répartir en deux groupes pour nos activités du jour.
- Flora et F partent pour une matinée riche en sensations fortes avec une session de tyrolienne49 suivie d’une visite du Tiger Cave Temple (Wat Tham Suea)50, l’un des sites les plus emblématiques de Krabi. Ils nous raconteront plus tard qu’ils ont négocié directement avec leur transport pour s’y faire déposer après l’activité. Un combo parfaitement orchestré.
Petite info – Tiger Cave temple : situé à quelques kilomètres du centre-ville, ce temple perché au sommet d’une colline doit son nom aux tigres qui, selon la légende, auraient autrefois rôdé dans les grottes. Le lieu est connu pour sa vue spectaculaire sur la jungle et les montagnes environnantes, mais aussi pour son défi physique : 1 260 marches à gravir pour atteindre le sommet. Là-haut, à plus de 270 mètres d’altitude, trône un immense Bouddha doré, veillant sur toute la région. Une vue à couper le souffle.
- Roksana, Maëlys et moi, on embarque pour une journée complète d’excursion : snorkeling et exploration des plus belles plages autour de Krabi (7 îles, pour être précis !)51. Objectif du jour : poissons colorés, récifs coralliens et, si nous avons de la chance, planctons nocturnes fluorescents !
Avant de partir, retour rapide à la villa pour enfiler nos maillots et préparer nos affaires… et c’est à ce moment qu’on croise un visiteur inattendu : un énorme varan malais juste devant la fenêtre ! Il s’avance tranquillement vers le lac du resort, imposant, majestueux et un peu effrayant à la fois. Une rencontre impressionnante qui nous rappelle qu’ici, la nature n’est jamais bien loin.
Petite info – Faune locale à Krabi : le sud de la Thaïlande abrite une biodiversité étonnante, qu’il n’est pas rare de croiser au détour d’un sentier ou même d’un hôtel.
- Les varans malais sont fréquents autour des lacs et rivières, inoffensifs s’ils ne sont pas dérangés.
- Les singes macques aiment s’approcher des zones habitées, surtout s’ils repèrent un sac de fruits ou un sandwich non surveillé.
- On peut aussi apercevoir des geckos tokay, reconnaissables à leurs taches orange et à leurs cris distinctifs (« to-kay ! to-kay ! »).
- Les zones marécageuses abritent parfois des martins-pêcheurs colorés ou des aigrettes blanches, un vrai régal pour les amateurs de photo.
Ces petits moments sauvages ajoutent une touche d’aventure à tout séjour, rappelant que la Thaïlande est un pays où la nature garde toujours sa place. N’ayez pas peur de les rencontrer !
À la découverte des merveilles sous-marines : journée snorkeling et îles paradisiaques
A trois, on part en taxi local – l’un de ces songthaew typiques de Krabi qui permettent de sentir pleinement la route. Le vent chaud du matin balaie nos cheveux pendant que la ville défile lentement. Après une vingtaine de minutes, nous atteignons la Nopparat Thara Beach, point de départ de notre excursion.
Sur place, une petite équipe nous accueille avec le sourire : un buffet léger nous attend – fruits frais, biscuits, café et eau – de quoi patienter avant l’embarquement. On s’installe sur la plage, observant les groupes se former autour des guides. Vient ensuite la distribution du matériel : masques, tubas, gilets de sauvetage… les choses sérieuses commencent et nous voilà prêtes à vivre notre aventure marine.
Sous un soleil écrasant (34 °C, ressenti 45 °C, sans exagération), nous embarquons dans un bateau longue-queue. À mesure que le moteur vrombit, Ao Nang s’éloigne derrière nous, laissant place à un décor de carte postale : îlots rocheux et mer turquoise à perte de vue.
Après une vingtaine de minutes de navigation (ou peut-être une heure, qui sait ?), le capitaine coupe le moteur et jette l’ancre près d’un petit récif isolé. L’excitation monte. Sans trop réfléchir, on se jette à l’eau, tous persuadés qu’il suffira de sauter pour découvrir un autre monde (petite erreur d’amatrice : se mouiller la nuque avant de plonger, toujours !). Instantanément, la magie opère. Autour de nous, une explosion de couleurs, des poissons par dizaines et des coraux scintillants : un spectacle fascinant suspendu sous la surface. Le temps semble s’arrêter. Vingt minutes ? Une heure ? Impossible à dire.
À contrecœur, nous remontons sur le bateau pour enchainer un ou plusieurs arrêts, découvrant des zones toutes plus belles les unes que les autres. Dans l’eau, les guides nous montrent même des oursins aux piques impressionnants, certains dépassant 30 cm (enfin… je crois) ! De nombreux autres groupes jettent l’ancre à proximité ; certains déjeunent, d’autres dansent sur le pont. Quelques passagers préfèrent rester à bord, le regard un peu vague – soupçon de mal de mer détecté.

Prochaine escale : une plage isolée, bordée par les reliefs du continent. Un buffet thaï nous y attend : riz sauté, viande, fruits frais dont la pastèque, l’incontournable rafraichissement. L’air salé se mêle aux odeurs d’épices ; on mange pieds nus, face à la mer, savourant ce moment hors du temps. Après le repas, place à la détente : allongées sur le sable, on observe les nuages noircir sans qu’une goutte ne tombe.
Nous reprenons ensuite la route maritime vers l’un des symboles de Krabi, la fameuse Chicken Island (Koh Gai), dont la formation rocheuse évoque la tête d’un poulet – l’occasion rêvée pour les photos souvenirs… sauf pour moi, que le tangage du bateau commence à fatiguer. Très clairement, j’avais hâte d’en finir avec cette île.
L’arrêt qui suit est sans doute le plus féerique : Koh Tup et Koh Mor, deux îlots connectés par un banc de sable qui n’existe qu’à marée basse. Ce phénomène, connu sous le nom de “Thale Waek”, ou la “Mer séparée”, ne dure que quelques heures avant que la mer ne recouvre tout. On s’installe sur le sable, partageant un petit paquet de chips (100 ฿ – 2.67 € !) acheté dans la minuscule échoppe du coin — la seule de l’île, qui vend de quoi dépanner les touristes et les marins égarés (enfin, je crois).
Assis face au soleil couchant (il est 18h – 18h30), nous regardons le ciel flamboyer : rose, or, violet, le tout sur la mer turquoise, nous réalisons alors nos plus beaux clichés. Le spectacle est magique, presque irréel. En l’espace de quelques minutes, la mer grignote le sable, efface le chemin et redessine le paysage. On reste là, immobiles, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une langue de terre minuscule.

Nous remontons à bord juste à temps : la plage disparaît, le ciel devient indigo. Le bateau file sur une mer assombrie, et le silence s’installe. Le retour marque le dernier acte de cette journée de rêve. Le moteur ronronne doucement. Puis soudain, le bateau s’arrête en pleine mer, dans le noir complet et nous comprenons que les guides souhaitent que nous retournions dans l’eau. On se regarde, étonnées, puis quelques courageux plongent à nouveau. Et là, la magie opère : chaque mouvement illumine l’eau. Les vagues brillent d’un éclat bleuté, comme un ciel étoilé inversé. Le plancton bioluminescent s’agite autour de nous, transformant la mer en miroir de lumière. Nous nageons dans ce rêve éveillé, fascinées
Quelques minutes plus tard, transis mais émerveillés, nous remontons à bord. Plus personne ne parle. Juste le bruit du moteur, les éclaboussures, et cette sensation précieuse d’avoir vécu quelque chose d’unique.
Tout cela n’empêche pas une petite frayeur sur le chemin du retour : Roksana perd une chaussure dans le bateau lors du snorkeling. Après un moment à chercher en vain, nous nous résignons à revenir sans. Un conseil pratique : sur ce type de bateau ouvert, surveillez bien vos affaires, tout peut facilement passer par-dessus bord sans que vous ne vous en rendiez compte. De retour sur la terre ferme, Roksana fait donc un petit bout de chemin pieds nus, jusqu’à ce qu’un stratagème improvisé s’opère, avec un troc de chaussures entre nous, histoire qu’elle puisse marcher confortablement pour la suite.
Après quelques péripéties pour trouver un taxi (ce fût très long) nous voilà enfin en route vers la villa. Le trajet se fait dans la moiteur du soir, les cheveux encore salés et les yeux pleins d’images marines (et de regrets vis à vis de la chaussure perdue).
Enfin arrivés au Poonsiri Resort, l’atmosphère est paisible . Nous retrouvons Flora et F., ravis, qui nous racontent leurs aventures du jour : tyroliennes et surtout la fameuse ascension du Tiger Cave Temple et ses 1260 marches. De notre côté, nous partageons nos souvenirs de poissons multicolores et de planctons qui brillent comme des étoiles dans la mer.
Journée sport : Tyrolienne et Tiger Cave Temple – Raconté par Flora
Alors que les filles sont parties pour leur excursion, avec F. nous nous rendons à notre activité : les tyroliennes.
Il fait beau et le temps est idéal pour glisser d’arbre en arbre. On a décidé de prendre un parcours avec 4 grandes tyroliennes.
Après une bonne heure de route, on arrive sur les lieux. On nous équipe, on sympathise et on rigole assez bien avec les moniteurs. Un Suédois nous rejoint pour faire le parcours.
On monte sur les plateformes puis ensuite c’est là que la magie opère si vous aimez les sensations ! On forme une sacré bonne team, l’ambiance et la bonne humeur sont au rdv !
Les longueurs des tyroliennes augmentent à chaque palier. La dernière tyrolienne est juste incroyablement extraordinaire ! Cette sensation de légèreté dans les airs et de voler !
Les paysages sont à couper le souffle, pleins de verdure !
Après avoir glissés sur les tyroliennes et rendu le matériel, on nous a offert un petit encas avec de l’eau et de la pastèque bien fraîche, c’était très agréable.
Malheureusement, le petit bémol de cette activité, je trouve que le parcours a été très rapide, on a fini plus tôt que prévu.
Après avoir mangé, on continue sur notre lancée d’optimiser cette journée ! Le chauffeur nous dépose au centre et de là nous prenons un tuk tuk pour nous rendre à l’incontournable Tiger Cave et ses 1200 marches pour y accéder !
Avant de commencer notre ascension on s’arme de provisions : les bouteilles d’eau !
Il fait encore beau mais il fait très très lourd …
Les premières marche se font sans soucis mais à partir du quart, je commence à être pas bien, la tête qui tourne et au bord de l’hypo, donc je ralentis et y va plus doucement. Heureusement mon partenaire du jour m’attend, il est patient et toujours fidèle à lui même ! Donc il prend mon rythme aussi.
Finalement cette montée n’a pas été si longue que ça, on a bien papoté et rigolé.
On atteint enfin cette 1260ème marche et c’est la consécration du moment ! On est super fiers de nous, on transpire bien, on est essoufflés mais ceci en valait la peine !
Une fois au sommet du temple : WAOUH, quelle vue imprenable sur toute la ville ! C’est à couper le souffle …
Comme dans chaque temple on n’échappe pas aux singes qui n’attendent que de la nourriture !
Une fois bien profité et reposé, on redescend les marches plus vite qu’on ne les a montés, en faisant attention de ne pas se fouler une cheville.
Arrivé en bas, on ressent ce sentiment de satisfaction de l’avoir fait !
On se pose un moment avant de reprendre la route pour retourner à l’hôtel mais surtout manger !
Après calculation, on décide de prendre un tuk tuk jusqu’à l’hôtel puis de prendre la navette de l’hôtel pour aller au centre ville acheter de la nourriture au 7 eleven.
On rentre, on mange, on se douche !
Bilan de la journée : C’était une journée incroyablement riche en tout : des sensations fortes, de la satisfaction, du dépassement de soi, des paysages magnifiques et surtout des rires et de la bonne humeur. Je suis très contente de cette aventure avec ce petit F ! Qui l’eut cru ? 😉
Maëlys et F., infatigables (et un peu fous, avouons-le), décident de prolonger la journée par une baignade nocturne dans la piscine du resort, puis, nous nous installons tous doucement pour dîner au restaurant de l’hôtel (la fatigue de ce jour là fait que je ne me souviens plus du tout de ce que j’avais commandé – probablement un dernier pad thai).
Ce soir là, nous nous endormons, fatigués mais heureux, avec cette douce impression d’avoir vécu l’une des plus belles journées du séjour. Demain, une nouvelle aventure nous attend…
Bangkok – du 10/05 au 11/05 (mai)
Logement Hôtel – « Saan Hotel Sathorn » 2 Chambre dont 1 Familiale ( 3 personnes) |
31,16 € pp* (avec réduction Genius sur Booking) |
Moyen de transport Taxi – Aéroport Bangkok vers Hôtel |
3,20 € pp |
Moyen de transport Taxi – Hôtel vers Aeroport |
4,80 € pp |
Moyen de transport Vol BANGKOK – PARIS (retour) |
360 € |
Total Hors frais de vie / achats perso |
399,16 € (vol inclus) |
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Tableau 6 : récapitulatif de mes dernières dépenses à Bangkok
Jour 12
Le lendemain matin, c’est le moment des derniers préparatifs. Nous finissons tranquillement de ranger nos valises ; je prends soin de répartir mes liquides dans la nouvelle, bien contente d’avoir prévu de la mettre en soute (un bonheur de pouvoir ramener quelques produits supplémentaires comme des gros pots d’aloe vera ou de produits pour les cheveux par exemple…). Après un dernier coup d’œil à la villa, nous descendons pour le petit-déjeuner. Toujours aussi copieux et savoureux, ce dernier repas au Poonsiri Resort a une saveur particulière : celle de la fin d’un chapitre.
Nous réglons les formalités du check-out à l’accueil, puis montons dans notre taxi (réservé la veille auprès du resort). Il est midi, nous prenons la route sous un grand ciel bleu et un soleil généreux, direction le petit aéroport de Krabi situé à une trentaine de kilomètres du centre d’Ao Nang. La route est calme ; les paysages de cocotiers et de collines karstiques défilent paisiblement, comme une dernière carte postale d’adieu.
L’aéroport, bien que petit, est moderne et agréable. Deux terminaux seulement, de grandes baies vitrées laissant entrer la lumière. L’atmosphère y est détendue, typique de ces aéroports où tout le monde semble avoir encore un pied en vacances. La faim commence à se faire sentir alors je passe dans une petite échoppe spécialisée dans ces crêpes asiatiques garnies de crème, de fruits frais… ou de combinaisons encore plus gourmandes ! Nous embarquons de bonne humeur, sans imaginer une seconde que le vol mettra nos nerfs à rude épreuve.
La prochaine partie du récit est un peu moins agréable (TW : peur de l’avion) – cliquez sur « Afficher plus » pour dérouler le récit associé.
Point information – Vols et météo : que se passe-t-il vraiment en cas d’orage ?
Les orages sont fréquents en Thaïlande, surtout entre mai et octobre, période de mousson. Même si les turbulences peuvent être impressionnantes pour les passagers, elles représentent rarement un danger réel. Les avions modernes sont conçus pour résister à ces conditions, et les pilotes suivent des procédures très strictes : attente en vol, changement d’altitude ou déroutement vers un autre aéroport.
Les accidents liés uniquement à la météo sont extrêmement rares. Dans la majorité des cas, les vols sont simplement retardés ou déroutés par précaution, le temps que les conditions s’améliorent.
Retour à Bangkok et dernière soirée en Thaïlande
Il est 19 h 30 : nous voilà enfin de retour sur la terre ferme à Bangkok, après avoir passé une bonne partie de la journée entre les airs et les nuages. En récupérant nos valises, nous découvrons qu’elles sont trempées – énième rappel de notre super vol.
Le temps de tout regrouper et de trouver un taxi, nous reprenons la route vers notre hôtel. Le trajet sous la pluie battante nous berce, presque étonnamment : les éclairs illuminent le ciel par intermittence, les rues scintillent d’eau et de néons, et malgré la fatigue, un sentiment de soulagement plane dans notre groupe.
À l’hôtel (le Saan Hotel Sathorn52), nous faisons rapidement le check‑in, déposons nos valises et décidons de ne pas laisser cette ultime soirée filer. Je partage ma chambre avec Maëlys et F ; nous prenons le temps de nous changer avant de ressortir. Il est déjà 21 h 30, la faim se fait sentir, et il est hors de question de clôturer ce voyage sans profiter une dernière fois de la vie nocturne de Bangkok.
Nous partons à pied explorer le quartier, guidés par les odeurs et les lumières des enseignes. Quelques minutes plus tard, nous trouvons un restaurant‑bar bien noté : The Box Of Fit53. L’ambiance est décontractée, chaleureuse, parfaite pour relâcher la pression. On commande d’énormes cocktails à partager – histoire de se « réconforter » après cette journée mouvementée – accompagnés de plusieurs plats : du poulet dans une sauce « cheesy » et du porc épicé accompagné de riz blanc pour ma part (oui, je suis gourmande). Tous les plats sont excellents, relevés juste ce qu’il faut.

Ça sentait la fin. On le savait tous sans le dire. On a ri, raconté des bouts de la journée, du voyage, comme pour repousser un peu le moment où tout se terminerait. Une fois les plats terminés, nous décidons de rentrer, la fatigue nous a rattrapés d’un coup. On s’est écroulés, les valises à moitié prêtes pour le grand retour du lendemain.
Jour 13 (final)
Le lendemain, un seul objectif en tête : boucler nos achats avant le grand départ, et quoi de mieux pour cela qu’une journée entière à Iconsiam54, sans doute le centre commercial le plus impressionnant de Bangkok ; Nous avions d’ailleurs choisi notre hôtel en grande partie pour sa proximité avec ce centre commercial.

Inauguré en 2018 sur les rives du Chao Phraya, Iconsiam est l’un des centres commerciaux les plus impressionnants d’Asie. Véritable ville dans la ville, il regroupe plus de 7 000 boutiques, du luxe (Louis Vuitton, Hermès, Chanel) aux marques locales. Son rez-de-chaussée, SookSiam, reconstitue un marché flottant intérieur vibrant de couleurs, de senteurs et de spécialités régionales.
Nous nous levons chacun à notre rythme ce matin‑là. Avec Maëlys et F, nous partons plus tôt que Flora et Roksana. Vers 10 h, les valises bouclées, laissées à la réception de l’hôtel, nous prenons la route (à pied) vers notre dernière aventure thaïlandaise.
En arrivant à Iconsiam, l’immensité du lieu nous frappe : sols marbrés, verrière géante, fontaines dansantes… tout respire la modernité et le raffinement. Nous commençons par la terrasse des cafés et restaurants, un bel espace ouvert sur le fleuve. Chacun a ses envies : je rêve d’un café, les autres d’un thé. Incapables de nous mettre d’accord, nous finissons par choisir Coffee Beans by Dao, une enseigne élégante et lumineuse réputée pour ses gâteaux à la part. Le choix est difficile, mais je finis par opter pour un carrot cake moelleux et légèrement épicé accompagné d’un immense iced coffee : un pur bonheur tonique et réconfortant, parfait pour bien démarrer notre dernier jour en Thailande.
Une fois rassasiées, nous plongeons dans l’enfer (ou plutôt le paradis) du shopping. Tout y est : cosmétiques de marques thaïlandaises comme Mistine, Srichand ou Oriental Princess, objets d’artisans, vêtements, bijoux, décoration, produits de beauté naturels à l’huile de coco… chaque étage réserve son lot de découvertes.
Je perds tout contrôle (sans grande résistance) : souvenirs familiaux, objets artisanaux, et, parce qu’on ne se refait pas, quelques douceurs locales comme les célèbres Pringles goût crevette (à tester absolument !). Je glisse aussi dans mon panier une paire de pantalons aux motifs d’éléphants, du Ya Dom (inhalateur thaï aux huiles essentielles) et divers petits trésors gourmands dont je ne me souviens déjà plus. Une chose est sûre : j’achète d’abord… et je réfléchirai à la valise après.
Nous retrouvons les filles un peu plus tard avant de repartir chacun de notre côté : les uns continuent les emplettes, d’autres s’attablent pour déjeuner. Avec Maëlys, nous choisissons un petit restaurant thaï du food court : cuisine authentique et cadre moderne.
En fin de journée, le ciel se fait plus sombre. Nous décidons qu’il est temps de regagner l’hôtel, récupérer nos valises et préparer le départ. Dans le hall, c’est l’agitation des grands soirs : tout le monde refait ses sacs, ajuste ses fermetures en s’asseyant par terre, entouré d’achats de dernière minute (l’hôtel a bien été patient avec nous).
Notre van arrive peu après pour nous conduire à l’aéroport. Dans le terminal, en attendant l’embarquement, nous entendons un orage qui éclate. Le bruit du déluge tropical résonne presque en fond de décor. Heureusement, quelques heures plus tard, au moment où notre vol est appelé, la pluie s’estompe : comme un dernier signe amical.
De retour à Paris, entre décalage horaire et nostalgie, la réalité met un peu de temps à revenir. Ce voyage restera gravé parmi mes plus belles aventures : un concentré d’émotions, de paysages et de rires partagés. Sans hésiter, je le place dans mon top 3 de mes meilleurs voyages, et peut‑être même tout en haut du podium.
Fin.
Paris – Bangkok – coût total du voyage /pers
Vol Paris/Bangkok |
720 € |
Bangkok |
116,71 € |
Chiang Mai |
142,23 € |
Phuket |
162,23 € |
Koh Phi Phi |
86,99 € |
Krabi |
258,72 € |
Total Hors frais de vie / achats perso |
1 486,88 € (vol inclus) |
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Vous souhaitez partir en Thaïlande ?
Petit conseil avant de partir :
Si vous voyagez en Thaïlande entre avril et juin, pensez à :
- Réservations & organisation
- Vols internationaux : réservez idéalement 4 à 7 mois à l’avance pour obtenir les meilleurs tarifs.
- Vols intérieurs à réserver le plus tôt possible, surtout en haute saison (les prix augmentent rapidement).
- Hébergements : à réserver 1 à 2 mois à l’avance pour avoir du choix et de bons prix.
- Ferry / transports locaux (bus, bateau) :
- Réservation possible jusqu’au jour J en général.
- Exception : trains de nuit, à réserver en avance (souvent compliqué → à éviter si possible).
- Documents & formalités
- Le passeport doit être valable au moins 6 mois après la date de retour.
- Billets & documents importants : téléchargez-les sur votre téléphone (hors ligne) + prévoyez une copie papier en sécurité.
- Assurance & sécurité
- Prévoyez une assurance voyage (très fortement recommandé) pour couvrir à minima : frais médicaux, rapatriement, annulation…
- Bon à savoir : certaines cartes bancaires (Visa / Mastercard) incluent déjà certaines de ces garanties, pensez à vérifier vos conditions.
- Autres :
- Applications utiles : Installer Grab / Google Maps avant de partir
- Pour faire face au climat : prévoir crème solaire ++, anti-moustique tropical, vêtements légers et respirants.
- A privilégier : espèces (très utilisées, ayez en toujours un peu sur vous), retraits/conversion sur place (frais à vérifier avec votre banque).
Notes de bas de page
- Le baht (฿) est la monnaie officielle de la Thaïlande, divisée en 100 satang. Son code ISO est THB. À titre indicatif, en mai 2025, 1 € ≈ 37 bahts thaïlandais (THB). ↩︎
- MetroPoint Hotel (logement à Bangkok), pour réserver : https://www.booking.com/Share-QHkheg ↩︎
- Above Eleven (bar-restaurant & rooftop), site web : https://aboveeleven.com/bangkok/ ↩︎
- Grab, site web : https://www.grab.com/th/en/ ↩︎
- Punthai coffee, compte instagram : https://www.instagram.com/punthaicoffee_official/ ↩︎
- The Mall Lifestore (bangkapi), site web : https://themalllifestore.com/branch/bangkapi ↩︎
- SuperRich Currency Exchange, site web : https://www.superrich1965.com/en ↩︎
- Muang Boran Museum (Ancient Siam), site web : https://www.muangboranmuseum.com/en/ ↩︎
- Le grand Palais Royal (Bangkok), page wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_royal_(Bangkok) ↩︎
- Wat Pho (temple), page wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Wat_Pho ↩︎
- Sanam Luang (place en Thaïlande), page wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sanam_Luang ↩︎
- Chao Phraya (fleuve), page wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chao_Phraya ↩︎
- Wat Arun (temple), page wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Wat_Arun ↩︎
- Khlong (canal), page wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Khlong ↩︎
- Tuk-Tuk (moyen de transport), page wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tuk-tuk ↩︎
- Tha Tian Pier (jetée), localisation : https://share.google/ABhHhHCVM5KMnkVGU ↩︎
- DayDream Hair Spa (salon de beauté), page instagram : https://www.instagram.com/daydream.sleepsalon/ ↩︎
- Hua Lamphong (gare), localisation : https://share.google/y8GfvTkIAA2fJjncB ↩︎
- Bang Sue Grand Station (gare), localisation : https://share.google/j9800IEX6yulYm8mR ↩︎
- Birds Villa (logement à Chiang Mai), pour réserver : https://www.booking.com/Share-OrvaCQf ↩︎
- Pavillon Night Bazaar (marché nocturne à Chiang Mai), localisation : https://share.google/J9EGD5zp7dwdklW2l ↩︎
- Anusarn market (marché à Chiang Mai), localisation : https://maps.app.goo.gl/wDn8EAwK6asU3KRq9 ↩︎
- Le bento cake est un petit gâteau présenté dans une boîte à bento et apprécié pour son format individuel et sa décoration soignée. ↩︎
- Wat Phrathat Doi Suthep (temple), page wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Wat_Phrathat_Doi_Suthep ↩︎
- Fahtara Coffee (restaurant local), site web : https://www.fahtara.coffee/ ↩︎
- Songthaew (transport local de Chiang Mai), page wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Songthaeo ↩︎
- Le Nāga est une créature mythique serpentiforme présente dans plusieurs traditions d’Asie du Sud et du Sud-Est. Page wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C4%81ga ↩︎
- Le chedi (ou stupa) est une structure bouddhique en forme de tour ou dôme, servant à abriter des reliques sacrées. Page wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/St%C5%ABpa ↩︎
- Le turn over désigne, ici, le taux de renouvellement rapide des plats (éviter le stock). ↩︎
- Excursion à Mae Wang (Sanctuaire des éléphants + cascade + rafting en bambou d’une journée), lien Booking ↩︎
- Le rafting est une activité de plein air consistant à descendre des rivières en eaux vives à bord d’un radeau (ici, en bambou). ↩︎
- Mae Wang (région / district), page wikipédia : https://en.wikipedia.org/wiki/Mae_Wang_district ↩︎
- Oceanic Sportel Hotel (hôtel à Phuket), pour réserver : https://www.theoceanicsportel.com/ ↩︎
- Pa Tong (ville de Phuket / partie festive), page wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Patong ↩︎
- Le pool bar est un bar situé au bord ou dans une piscine, où l’on peut boire et se détendre tout en profitant de la baignade. ↩︎
- Le terme cosy (de l’anglais cozy) qualifie un lieu chaleureux et confortable, évoquant une atmosphère intime et accueillante. ↩︎
- Rassada Pier (terminal de ferry), localisation : https://maps.app.goo.gl/34eZiAMNkjtiiVog8 ↩︎
- Adaman Wave Master (voyagiste en Thaïlande), pour réserver : lien 12go ↩︎
- Ton Sai Pier (principal quai d’arrivée sur l’île de Koh Phi Phi), localisation : https://maps.app.goo.gl/JbnohcBzuyuRvFPcA ↩︎
- Viking Natures Resort (logement à Koh Phi Phi), pour réserver : http://www.vikingnaturesresort.com ↩︎
- L’ASMR (Autonomous Sensory Meridian Response) désigne une sensation de détente ou de frisson agréable déclenchée par certains sons doux, chuchotements ou gestes répétitifs. ↩︎
- Phi Phi Viewpoint 1, 2 ou 3 (points de vue de l’île Koh Phi Phi), localisation du #3 : https://maps.app.goo.gl/YDz4xZGpjKcGNAN69 ↩︎
- Ao Nang (ville de la province de Krabi), localisation : https://maps.app.goo.gl/M6RGfiSJ4wBgCyh26 ↩︎
- Poonsiri Hotel & Resort (hôtel à Ao Nang), pour réserver : https://www.booking.com/hotel/th/poonsiri-resort.fr.html ↩︎
- Ao Nang Landmark Night Market (marché nocturne à Ao Nang), localisation : https://maps.app.goo.gl/Tnfcov1ffAhEqNfs9 ↩︎
- Krabi Town est la ville capitale de la province de Krabi. ↩︎
- Pakarang Vintage Cafe’ Krabi (café décoré en bibliothèque dans Krabi Town), localisation : https://maps.app.goo.gl/FihvSvgUosUgEj368 ↩︎
- The Mud Crabs Sculpture (la statue de crabe de Krabi), localisation : https://maps.app.goo.gl/uRCUAuP5S4PeMen66 ↩︎
- Activité Tyrolienne dans la province de Krabi, pour réserver : https://booking.com/attr-RGuj7dj2iD ↩︎
- Tiger Cave Temple (Wat Tham Suea), page wikipédia (Anglais) et localisation: https://en.wikipedia.org/wiki/Tiger_Cave_Temple & https://maps.app.goo.gl/SQJ4qX7w2LSm6F9o8 ↩︎
- Activité snorkeling et visite des plus belles îles de Krabi (« Krabi 7 Islands Snorkeling & Plancton Night par Big Longtail Boat »), pour réserver : https://booking.com/attr-CHNHe9SM43 ↩︎
- Le Saan Hotel Sathorn (logement à Bangkok), site internet : https://saanhotel.com/ ↩︎
- The Box Of Fit (bar/restaurant à Bangkok), localisation : https://maps.app.goo.gl/hh1kJP492KMo4Pen9 ↩︎
- Iconsiam, centre commercial à Bangkok, localisation : https://maps.app.goo.gl/aycwWUJD1dZNi9nT7 ↩︎

